La Nubie (Soudan) et la naissance de la civilisation pharaonique

La Nubie est une vaste région historique traversée par le Nil, le plus long fleuve d’Afrique. Le territoire recouvrait les deux Soudan, le Sud de l’Egypte et l’Ethiopie actuelle. L’information officielle, définie par les Occidentaux, présente au grand public cette région que les anciens égyptiens appelaient Ta Seti – c’est-à-dire la terre des archers – comme assez mal connue à certaines époques, ou comme un territoire vassal de l’Égypte ou sous tutelle Egyptienne, ou encore un territoire et un peuple noir qui serait différent ou opposé au territoire et au peuple égyptien blanc, ou encore la terre des « pharaons noirs » de la 25eme dynastie, etc…

Les Pharaons soudanais Shabaka et Taharqa, que l’Occident appellent « les Pharaons noirs »

Cette manière de raconter l’histoire a un but : séparer l’Egypte du monde africain. Depuis le 19e siècle avec le sommet de l’impérialisme occidental et la realisation du fait que l’Egypte fut la plus grande civilisation de l’histoire, on essaie de détruire absolument la vérité sur sa nature strictement noire et africaine. Vu que les Noirs sont officiellement des non Humains, on ne peut plus dire que c’est eux qui sont à l’origine de cette culture et qu’ils ont civilisé la Terre entière à travers celle ci. 

Le Soudan, qui dans les esprits est absolument associé au monde noir, ne doit donc plus toucher l’Egypte ancienne. Une barrière, plus infranchissable que 10 océans, doit être dressée entre les deux. L’origine nubienne de la civilisation égyptienne, pourtant bien connue de l’égyptologie occidentale, doit être étouffée.

Or l’Egypte ne se comprend que dans le cadre de sa nature africaine et la continuité de son origine nubienne. Nous allons donc dans cet article, dans un paradigme kamite – c’est-à-dire noir – étudier la source nubienne de la civilisation égyptienne,

La Nubie, fille de la région des Grands Lacs

La Nubie de par sa position géographique, est reliée à l’Egypte, mais aussi à la région des Grands lacs africains et à l’Afrique australe et centrale, lieux des premières expériences civilisationnelles de l’homme moderne apparu en Afrique il y a 300 000 ans. C’est de ces régions (Grands lacs, etc…) que sont parties les premières populations qui ont peuplé et civilisé la Nubie durant la préhistoire.

Comme nous l’avons expliqué en détail dans notre article sur la naissance de la civilisation dans le monde, c’est dans les Grands Lacs et en Afrique australe que sont apparues les premières connaissances théoriques de l’histoire (mathématiques, astronomie, religion) et probablement mêmes les fondements de l’architecture durable.

Dans un article scientifique intitulé : des grands Lacs au Fayoum, l’Odyssée des pécheurs, paru dans la revue d’égyptologie africaine Ankh, l’égyptologue africain Babacar Sall démontre que les toutes premières populations noires qui ont commencé à civiliser la Nubie – et qui ont fini en Egypte plus tard – étaient d’abord des populations de pécheurs venues de la région des grands Lacs africains et des régions avoisinantes, qui ont progressivement descendu le Nil. Ces populations, avaient une vie marquée par l’eau (rites liés à l’eau, fleuves sacrés, navigation, construction de bateaux et de barques, etc…).

Cartographie de l´Afrique à l’époque pharaonique, le continent est mis dans son orientation telle que pensée par les Egyptiens anciens
On distingue Ta Ntjer/Ta Neter (la Terre Sainte), qui est la region des Grands Lacs; Ta Seti (la Nubie) et Ta Meri, c’est à dire l’Egypte.
Cest dans un mouvement depuis les Grands Lacs que la Nubie a été peuplée
Auteur de l’illustration inconnu

Ces populations des Grands Lacs, avec leurs connaissances accumulées depuis l’aube de l’humanité, ont été progressivement rejointes dans la vallée du Nil par des populations de chasseurs, cueilleurs et surtout d’éleveurs. C’est la fusion de toutes ces cultures dans la vallée du Nil qui a permis à la civilisation nubienne de se constituer durant la préhistoire. C’est de cette Nubie, point de rencontre des populations africaines que vont partir les populations noires (ex : les Anou) qui vont civiliser les diverses régions du monde.

Ainsi Cananeens, nom des civilisateurs noirs phéniciens du Proche-Orient, vient de Kin-Anou (c’est-à-dire issus des Anou). Un des noms de Dieu chez les Sumériens, premiers civilisateurs noirs de la Mésopotamie était Anou. Les premiers civilisateurs noirs de l’Arabie, dits Adites ou Sabeens, étaient aussi d’origine Anou. Dieu chez les Dravidiens, premiers civilisateurs noirs de l´Inde, était appelé Agni. Les premiers habitants noirs du Japon quant à eux se nommaient Aïnou.

On voit donc comment ces populations originaires essentiellement des Grands Lacs et formées en Nubie, ont peuplé et rependu la civilisation dans toute l’Asie. C’est aussi de la Nubie que sont partis ceux qui seront appelés plus tard les anciens Egyptiens. Les Egyptiens eux-mêmes se désignaient comme des Anou.

La Nubie et le peuplement de l’Egypte

Tera Ntjer, chef de la tribu des Anou venue de l’intérieur de l’Afrique et qui aux temps premiers fonda la civilisation égyptienne
Source : Nations Nègres et Culture, Cheikh Anta Diop, page 73

Dans notre article sur l’âge de la civilisation égyptienne, nous avions déjà expliqué que les Egyptiens eux-mêmes à travers des documents comme le papyrus royal de Turin, situaient les débuts de leur civilisation dans un espace de temps pouvant aller jusqu’à environ 40 000 ans avant l’ère actuelle. Ceci permet de mieux comprendre les propos de Diodore de Sicile dans son Histoire Universelle Livre III,3 lorsqu’il nous dit que : « Les Ethiopiens disent que les Egyptiens sont une de leurs colonies, qui fut conduite en Egypte par Osiris ; et ils ajoutent que ce pays n’était, au commencement du monde, qu’une mer ; mais qu’ensuite le Nil, charriant dans ses crues le limon emporté de l’Ethiopie, l’avait enfin comblé et en avait fait une partie du continent (…). »

Il convient de rappeler que le terme «éthiopien» signifie «visage brulé» (donc visage noir) en grec. En parlant d’éthiopiens, les grecs ne parlaient pas des habitants de l’actuelle Ethiopie, mais désignaient d’une manière générale les populations à l’intérieur du continent africain, à commencer par les nubiens.

L’historien grec Diodore de Sicile nous dit donc ici que ceux qu’on appelle les égyptiens sont en fait des groupes de nubiens qui se sont installés quand c’était possible, à l’extrême nord de la vallée du Nil (l’Egypte et le delta du Nil), qui n’existait pas des millénaires durant, car cet extrême nord était d’abord couvert par la mer avant de devenir au fil des millénaires, une terre habitable suite à l’action du Nil et au recul de la mer méditerranée.

Quand donc les égyptiens fixent le point de départ de leur histoire à environ 40 000 ans, ça signifie que leur histoire commence en Nubie.

Les Egyptiens ont toujours été très explicite quant à leur origine nubienne. Voilà pourquoi Cheikh Anta Diop nous dit dans son livre Nations Nègres et Cultures, page 227, que : « Les Egyptiens eux-mêmes, si on leur accorde qu’ils étaient mieux placés que quiconque pour parler de leurs origines, reconnaissaient sans ambiguïté que leurs ancêtres venaient de Nubie et du cœur de l’Afrique ».

La Nubie, mère de la civilisation pharaonique

Diodore de Sicile poursuit : « Ils (les éthiopiens) disent, en outre, que la plupart des coutumes égyptiennes sont d’origine éthiopienne, en tant que les colonies conservent les traditions de la métropole ; que le respect pour les rois, considérés comme des dieux, le rite des funérailles et beaucoup d’autres usages, sont des institutions éthiopiennes ; enfin, que les types de la sculpture et les caractères de l’écriture sont également empruntés aux Ethiopiens. Les Egyptiens ont en effet deux sortes d’écritures particulières, l’une, appelée vulgaire, qui est apprise par tout le monde ; l’autre, appelée sacrée, connue des prêtres seuls, et qui leur est enseignée de père en fils, parmi les choses secrètes. Or, les Ethiopiens font indifféremment usage de l’une et de l’autre écriture. »

Tous les processus connus qui ont progressivement permis la naissance de l’Egypte, c’est-à-dire l’affrontement mythique entre Osiris et Seth, la naissance de la royauté pharaonique avec les Shemsou Hor (suivants d’Horus), ou encore le projet d’unification de l’Egypte se sont déroulés en Nubie, sous la direction de pharaons qui ont précédé le pharaon Naré Mari (Narmer).

C’est ce que confirme par exemple l’archéologue américain Bruce WILLIAMS qui a fait des travaux et des études sur les objets provenant des fouilles menées au sud de l’Egypte et au Soudan, et qui écrit dans le Courrier de l’UNESCO (février-mars 1980, pp. 43-44) :

« Grâce au témoignage fourni par le cimetière L, la période qui précède juste la première dynastie devient, pour la première fois, une époque historique. Un fait étonnant se dégage, absolument contraire à toutes les idées antérieures sur la question : pendant neuf générations au moins, de 3500-3400 à 3200-3100 avant J.C., la Nubie du groupe A fut un État unifié, possédant tous les attributs d’une civilisation – un gouvernement, un pharaon, des fonctionnaires, une religion officielle, une écriture et des monuments – un État assez fort pour unir des peuples qui n’étaient pas de même origine. C’est ainsi que les habitants du Ta-Seti, « Le Pays de l’Arc », nom par lequel les anciens Égyptiens désignaient la Nubie, participèrent pleinement et sur un plan d’égalité que personne n’avait jamais soupçonné, à l’irrésistible essor de la civilisation des rives du Nil »

Le Pharaon Scorpion, un de ces pharaons qui ont précédé Naré Mari (Narmer). Il s’agit la de la plus ancienne représentation connue d’un pharaon à ce jour. Ce pharaon est nubien
Source: Oxford Museum

Les Nubiens pratiquaient le matriarcat, la circoncision, le totémisme, le monothéisme avec le Dieu unique Amani (Amon) qui se manifeste sous plusieurs formes (Isis, Osiris, Thot, Horus, etc…) exactement comme en Égypte. Même si certains styles architecturaux sont propres à la Nubie (ex : Deffufas, Tumulis, etc…)

La civilisation pharaonique est donc tout simplement de la civilisation nubienne née durant la préhistoire, qui va évoluer pour devenir civilisation égyptienne dans l’antiquité, en se diffusant dans toute la basse vallée du Nil jusqu’au delta. C’est pourquoi les premiers pharaons égyptiens, sont en réalité des pharaons nubiens. Les nubiens étant donc à la base de la civilisation pharaonique, ça signifie que les Soudanais n’ont pas attendu la 25ème dynastie pharaonique comme le disent les Occidentaux, pour régner sur le trône de l’Égypte.

Les relations entre la Nubie et l’Egypte

Cheikh Anta Diop dit dans Nations Negres et Culture page 222 «Jusqu’à la fin de l’empire égyptien, les rois de Nubie (Soudan) porteront le même titre que le Pharaon d’Egypte, celui d’Epervier de Nubie (…)». Puisque tous les pharaons d’Egypte ont porté ce titre d’Epervier de Nubie – titre dont l’égyptologie occidentale ne parle jamais pour les raisons que nous savons – ça signifie que tous les pharaons d’Egypte reconnaissaient et assumaient leurs origines soudanaises et l’origine nubienne de la royauté pharaonique.

Naré Mari (Narmer)
Premier unificateur de l’Egypte, premier pharaon de la première dynastie egyptienne
Tête en calcaire au musée Petrie de Londres

C’est en raison de ces alliances que la plupart des forces de défense et de sécurité de l’Egypte (police, armée, gardes, etc…) étaient souvent majoritairement composées de guerriers nubiens.

Cheikh Anta Diop dit encore dans Nations Nègres et Culture page 222 : «la prêtresse d’Amon (Dieu) de Thèbes, le lieu saint par excellence d’Egypte, ne pouvait être qu’une Soudanaise Méroitique : ces faits sont fondamentaux, indestructibles. » Il poursuit toujours dans le même ouvrage, aux pages 226-227 : «Diodore de sicile rapporte que chaque année on sortait la statue d’Ammon (Dieu) Roi de Thèbes, en direction de la Nubie (…) pendant quelques jours ; on la rapportait ensuite comme pour montrer que le Dieu revenait de Nubie.(…) Hérodote rapporte d’autre part (les prêtres égyptiens le lui ont dit), que parmi les trois cents pharaons égyptiens, de Ménès (Nare Mari) à la XVII dynastie, dix-huit pharaons et non pas seulement les trois qui correspondent à la « dynastie » éthiopienne sont d’origine soudanaise.»

Ceci veut donc dire qu’en plus des pharaons soudanais que les Occidentaux appellent Pharaons Noirs, il y en a eu 18 autres – après Naré Mari – qui sont nés en Nubie ; sans compter tous les autres nés en Egypte, qui étaient tous des Noirs. Le terme pharaon noir est donc un mensonge risible et pourri aux racines. 

C’est de la Nubie, région riche en minerais et en métaux précieux, que l’Egypte tirait la plupart de ses pierres précieuses (Or, Lapis-Lazuli, etc…). La Nubie de par sa position géographique, permettait aussi à l’Egypte d’avoir des produits venus du cœur de l’Afrique (peaux de léopards, encens, etc…). Les pharaons commerçaient donc avec la Nubie et avaient d’ailleurs pour usage de faire des campagnes de travaux ou des constructions (temples, etc..). Ce sont les Egyptiens, sous la 11e dynastie, qui introduiront les constructions de pyramides monumentales au Soudan. Les Nubiens en construiront plus de 220 au total, soit environ trois fois plus qu’en Egypte.

Armée égyptienne composée de nubiens. Source: Musée de la Nubie à Assouan, Egypte actuelle.

Mais les relations entre les deux nations sœurs n’étaient pas toujours au beau fixe. Les puissants Etats nubiens, notamment celui de Kouso (Koush), se sont souvent opposées aux projets d’unification territoriale voulue par les Egyptiens. Ça a été à l’origine de guerres. La Nubie fut souvent annexée de force par l’Egypte, notamment sous Khakaouré Sen Ouseret (Sésostris III), Menkheperrè Djehouty-Messou (Thoutmosis III), Ramessou Maryimana (Ramsès II).

Exemple de captifs de guerre lors des conflits entre égyptiens et nubiens, du temps de Ramsessou Maryimana. Puisqu’il existe des captifs de guerre nubiens dépeints sur les fresques, il est logique de penser que les nubiens ont aussi fait des captifs ,égyptiens, dont les fresques sont possiblement occultées au grand public par l’égyptologie officielle.
Vestiges du temple d’Imanahotep Hekaouaset (Amenhotep III), au nord du royaume de Koush, à Soleb, en Nubie durant la XVIIIe dynastie égyptienne. Comme Amenhotep III, tous les pharaons légitimes laissaient des vestiges et des constructions en Nubie. Source: Serge Sibert/ Cosmos

L’Egypte déclinante à partir de -1070, Kouso prendra son indépendance et un poids politique considérable. C’est dans ce contexte que les Soudanais, appelés au secours par leurs frères égyptiens, viendront sauver et diriger l’Egypte en toute légitimité sous les pharaons Piankhy, Shabaka, Shabataka, le tout puissant Taharqa, et Bakaré Tantamani. C’est sous cette 25e dynastie que l’Egypte vivra pour la dernière fois son éclat, jusqu’à ce que les pharaons soudanais soient vaincus en Egypte par les Assyriens en -663. L’Egypte disparaitra lors de l’invasion romaine en -30.

Les romains tenteront progressivement de conquérir et contrôler la Nubie mais seront mis en échec par une de ces reines pharaons  qui leur fera mordre la poussière et annexera des terres jusqu’en Haute Égypte, Kandake Amanirenas, la plus grande femme africaine de tous les temps, avec laquelle ils feront finalement des traités de paix. L’époque méroitique des reines pharaons fut pour Koush une période relativement stable qui dura plus de 300 ans, puis s’acheva avec la partition du grand empire en 3 royaumes noirs christianisés dont nous avons parlés ici, et qui du fait de l’histoire, avaient des alliances et des cultures similaires dérivées des vieilles cultures antiques de la vallée du Nil.

Les arabo-musulmans, ayant pris le pouvoir dans la région en conquérant l’Égypte puis le reste de l’Afrique  du Nord, vont finir par conquérir et islamiser la Nubie dans son ensemble au 14e siècle. C’est cette islamisation de la Nubie qui fera du Soudan actuel un territoire arabo-musulman de nos jours. Les Arabes et Arabisés qui dirigent le Soudan et l’Egypte, travaillent de concert pour effacer et minimiser l’histoire noire dans la region. 

Ainsi la Nubie, terre africaine, et mère des civilisations noires, a une histoire qui prend ses racines dans la préhistoire africaine et qui s’achève vers le 14e siècle de l’ère actuelle. Cette Nubie, qui fut la mère de l’Egypte et qui lui a survécu pendant longtemps a une histoire qu’il est possible de reconstruire, contrairement à ce que disent tous ceux, animés par un instinct culturel de domination, qui essaient de l’enfouir sous les sables. 

Vestiges rupestres nubiens de Geddi Sabu, datés de plusieurs millénaires et menacés de disparition en raison d’un projet de construction d’un « barrage ». Source: Serge Sibert/ Cosmos

C’est le lieu de saluer tous ceux qui se battent en prenant des initiatives concrètes (recherches, écriture d’ouvrages, construction de sites) pour sauver la Nubie et le patrimoine nubien de la disparition et de l’oubli. Ceux qui sont appelés nubiens aujourd’hui, qui habitent toujours la vallée du Nil dans les nouveaux états islamisés et arabisés que sont l’Egypte et le Soudan actuels, sont victimes de toutes sortes de discriminations, leur identité, leur culture et leur histoire est niée et dépréciée.

On les empêche de témoigner sur le drame qu’ils vivent en voyant leur histoire leur être enlevée sous leurs yeux, et de dire comme ils avaient dit autrefois au grec Diodore de Sicile, que les égyptiens de l’antiquité étaient « une de leurs colonies, qui fut conduite en Egypte par Osiris ».

Hotep!

Par : Lisapo ya Kama © (Tous droits réservés. Toute reproduction de cet article est interdite sans l’autorisation de Lisapo ya Kama)
 
Notes :

  • Cheikh Anta Diop, Nations Nègres et Culture
  • Babacar Sall, Des grands Lacs au Fayoum,  l’Odyssée des pêcheurs, Ankh12/13
  • Babacar Sall, Egypte et Koush – Aux origines de l’hostilité, Cahiers Caribéens d’Egyptologie n°3/4
  • Babacar Sall, Les assises d’Elephantine, Ankh 10/11
  • Les 10 ans de ANKH : Acquis récents de la recherche et histoire ancienne de l’Afrique.
  • Diodore de Sicile, Histoire Universelle Livre III
  • Nubie, le royaume oublié (Documentaire)
  • http://nubie-international.fr
  • https://www.swissinfo.ch/fre/economie/arch%C3%A9ologues-suisses-%C3%A0-kerma–soudan-_un-fabuleux-royaume-africain–rival-de-ceux-des-pharaons/44269826
  • http://www.ankhonline.com/
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