Afrique, berceau de la civilisation

La science a confirmé que l’humanité toute entière, depuis les australopithèques jusqu’aux Homo Sapiens (c’est-à-dire l’homme moderne existant partout sur la planète) est incontestablement sortie de l’Afrique. Autrement dit les premiers êtres humains sur cette terre étaient des noirs, plus précisément des Africains.

Le Crane et la reconstitution du plus ancien homme moderne Homo Sapiens apparu en Afrique il y a 200000 ans
Le Crane et la reconstitution du plus ancien homme moderne Homo Sapiens apparu en Afrique il y a 200000 ans

Puisque grâce à la science il est admis aujourd’hui que les différentes variétés humaines (blancs, asiatiques, etc…) sont toutes issues de l’homme noir et que leur existence est due à la sortie de celui-ci de l’espace africain. Alors qu’est-ce qu’a fait l’homme noir en Afrique avant d’en sortir ? A-t-il passé ses journées ou des millénaires à se balancer de lianes en lianes ? A jouer ? A manger ? Ou encore à dormir ? Ou encore à copuler à tout va ? A ces questions beaucoup de gens peinent à trouver les réponses car ils sont victimes de la désinformation et du lavage de cerveau orchestré par l’occident, qui a cherché par tous les moyens à nier le passé historique de l’Afrique, jetant ainsi l’opprobre sur les africains et toutes les personnes d’ascendance africaine de par le monde. Mais si l’africain n’avait réellement rien fait, comment aurait-il fait pour vivre, se nourrir, se soigner, etc… depuis la nuit des temps jusqu’à aujourd’hui?

S’il est admis que l’Afrique est le berceau de l’humanité, il est donc logique et incontestable que l’Afrique soit le berceau des premières formes de civilisations. Les points de vue selon lesquels les Africains seraient des êtres inférieurs, frustres et sauvages n’ayant rien apporté à l’humanité ou encore n’étant pas entrés dans l’histoire ne relèvent que de l’ignorance, parfois consciente, et de l’idéologie la plus pure. C’est donc des points de vue gratuits, faux, négrophobes, racistes, dénués de tout sens, sans fondements scientifiques et sans preuves tangibles, donc sans intérêt pour la science, la recherche et pour la vérité historique et factuelle.

Pour pouvoir survivre et mener une vie décente l’Homme dès son apparition en Afrique a dû faire face à de nombreux défis, comme celui de comprendre son environnement, arriver à le maîtriser, s’organiser face aux dangers dont il pouvait être la victime, vivre avec tout ce que cela comporte comme difficultés.

Afrique berceau civilisation 2Pour cela il fallait dompter les animaux, chasser pour se nourrir, maîtriser le feu, construire sa maison, connaitre des remèdes pour se soigner en cas de maladie ou de problème de santé, etc. Sa survie en dépendait, surtout à cause de la nature luxuriante africaine et des animaux sauvages existant déjà à des temps très reculés. Cela signifie donc qu’il devait rapidement faire des recherches et des découvertes afin de pouvoir résoudre ses problèmes pratiques quotidiens. Pendant ce temps où l’homme n’était pas encore sorti d’Afrique le reste de la terre était vide d’êtres humains.

Les premières réflexions humaines, pensées, et formes d’organisations humaines… en d’autres termes, les premières formes de sociétés et de civilisation humaines viennent d’Afrique. Sachant que les autres phénotypes sont nés grâce à la sortie des premiers hommes de leur espace africain, il est logique d’affirmer que tant que l’homme n’était pas sorti d’Afrique, les premiers faits de civilisation étaient d’abord en Afrique et nulle par ailleurs, ce qui ne pouvait être autrement.

C’est pourquoi les premiers et les plus anciens faits de civilisation attestés dans notre système solaire viennent d’Afrique. Lorsque cet homme va sortir de l’Afrique, il emportera ses savoirs avec lui et essayera de recréer son environnement sur la base de ses savoirs acquis et ses découvertes en Afrique. C’est ce qui va faire apparaître les premiers faits de civilisations préhistoriques  et historiques sur les autres continents plus tard.

Afrique berceau civilisation 3

De ce fait aucune industrie préhistorique trouvée hors d’Afrique n’est plus ancienne que les industries retrouvées en Afrique. Cela est purement dû au fait que les premiers hommes en sortant de l’Afrique ont dû faire face à d’autres conditions environnementales et climatiques différentes de celles d’Afrique. Ces humains ont donc dû s’adapter, s’habituer, et trouver le moyen de vivre dans leurs nouveaux environnements. Ceux qui étaient restés en Afrique étaient parfaitement adaptés à leur environnement, puisqu’ils avaient connaissance de leur milieu.

La question de l’adaptation ne s’est donc pas posée pour ceux qui sont restés en Afrique. C’est pourquoi l’Afrique a mis au point tous les éléments de la civilisation avant tous les autres continents. En effet, depuis les australopithèques, l’homme n’a cessé de chercher, de découvrir, etc. d’inventer, etc… et cette chaîne ininterrompue des inventions, des découvertes et des améliorations qui a commencé à l’aube des temps avec les australopithèques s’est poursuivie jusqu’à l’homo sapiens (homme actuel). L’homme n’a donc pas attendu de sortir de l’Afrique pour donner la mesure de son talent ou de son intelligence.

Dans cet article, nous laisserons les découvertes des hommes préhistoriques anciens (australopithèques, homo habilis, homo erectus, etc..), pour nous concentrer sur les innovations technologiques et les plus anciens faits de civilisation des plus anciens hommes modernes (homo sapiens) apparus en Afrique il y a 200000 ans.

Les plus anciens signes de comportements élaborés de l’homme moderne viennent d’Afrique. Le professeur W. Curtis Marean et son équipe ont découvert en 2007, dans une série de grottes préhistoriques du site de Pinnacle Point, près de Mossel Bay en Afrique du Sud, des coquillages et d’autres artefacts remontant de -164 0000 à -174 000 ans.

Chercheurs réalisant des fouilles dans une des grottes de Pinnacle Point
Chercheurs réalisant des fouilles dans une des grottes de Pinnacle Point

Selon les études faites sur la base des découvertes, les hommes de Pinnacle Point faisaient déjà la pèche à cette époque. Ils ramassaient leurs coquillages sur le littoral à environ 5 ou 10 km de la grotte pour revenir les consommer à l’intérieur. Quant aux 57 hématites recueillies dans la grotte, certaines d’entre elles étaient vraisemblablement utilisées pour se peindre le corps, ce qui confirme le niveau d’évolution de ces hommes modernes. Ils faisaient déjà des formes de « maquillages esthétiques » sur leur corps.

Les ruines des plus anciennes traces de ville construite par l’homme moderne, dans toute l’histoire de l’humanité se situent a Mpumalanga, en Afrique du Sud actuelle. Les ruines ressemblent beaucoup au style architectural qu’on retrouve plus tard au niveau des ruines du grand Zimbabwé (Royaume du Monomotapa). Les ruines de cette ville sont datées d’environ 150 000 ans à 200 000 ans. L’astronome Bill Hollenbach situe l’âge du site (ruines de Mpumalanga) jusqu’à 150 000 ans. J. Heine et M. Tellinger estiment que le site date au minimum 75 000 ans.

Exemple de ruines anciennes et effondrées par l'usure du temps, qu'on retrouve sur le site de Mpumalanga
Exemple de ruines anciennes et effondrées par l’usure du temps, qu’on retrouve sur le site de Mpumalanga

Ces informations montrent que l’homme africain vivait déjà dans des villes depuis des millénaires. Ces informations montrent que l’homme africain de ces époques, avait déjà mis en place l’architecture en pierre et travaillait déjà la pierre. 

Sur une des parois du site de Mpumalanga (Afrique du Sud actuelle), se situe la plus ancienne représentation la Croix Ankh et du symbole solaire attestée dans l’histoire. Or ces symboles (Croix ankh et symbole solaire) sont des symboles de la spiritualité, spiritualité qu’on retrouvera plusieurs millénaires plus tard dans la vallée du Nil et la célèbre civilisation pharaonique. Ces symboles de spiritualité montrent que la spiritualité était déjà connue par les africains depuis ces époques.

Exemple de constructions de Mpumalanga. Regardez la hauteur des murailles en pierre
Exemple de constructions de Mpumalanga. Regardez la hauteur des murailles en pierre
Vue aérienne sur un autres des douze vestiges de constructions de ce genre trouvés a Mpumalanga( Image du Haut). Sur l'image du bas, on a la plus ancienne représentation de la Croix Ankh et du symbole solaire de l'histoire. Ce sont des symboles qu'on retrouve plus tard dans la prestigieuse civilisation pharaonique.
Vue aérienne sur un autres des douze vestiges de constructions de ce genre trouvés a Mpumalanga( Image du Haut). Sur l’image du bas, on a la plus ancienne représentation de la Croix Ankh et du symbole solaire de l’histoire. Ce sont des symboles qu’on retrouve plus tard dans la prestigieuse civilisation pharaonique.

Certains chercheurs évoquent aussi la présence sur ce site de pierres mégalithiques levées et orientées par rapport aux mouvements des astres, evoquant déjà la possibilité de l’existence d’un calendrier astronomique sur le site, calendrier que ces chercheurs appellent « calendrier d’Adam » en raison de son ancienneté.

Vue globale du site de Blombos
Vue globale du site de Blombos

Les recherches situent les débuts de l’art pariétal en graphique en Afrique, plus précisément avec la découverte sur le site de Blombos (Grotte de Blombos) en Afrique du Sud des premiers vestiges, outils, des premières peintures rupestres et des dessins divers dans les grottes ou sur les pierres.

Ainsi les plus anciens colorants fabriqués par l’homme pour réaliser des peintures rupestres et de l’art parietal ont été trouvés dans cette grotte de Blombos et sont datés d’il y a 100000 ans. Des graphismes et des dessins constitués de formes géométriques (triangles, etc..) ont été aussi trouvés dans la grotte de Blombos et sont les plus vieux connus dans l’histoire de l’humanité. Ils sont datés d’environ 75 000 ans avant l’ère actuelle (donc bien avant la grotte de Chauvet en France par exemple). Des découvertes similaires ont été faites à la grotte du Porc-Épic en Ethiopie.

Exemples d'artefacts trouvés à Blombos. Regardez les signes géométriques sur une pierre ici à l'image
Exemples d’artefacts trouvés à Blombos. Regardez les signes géométriques sur une pierre ici à l’image

Les premiers hommes modernes (Homo Sapiens) à avoir quittés l’Afrique sont partis de l’Afrique habillés. C’est ce que révèle l’étude de trois chercheurs, à savoir Ralf Kittler, Manfred Kayser et Mark Stoneking du Max Planck Institut for Evolutionary Anthropology de Leipzig en Allemagne. Ils ont publié un important article intitulé Molecular Evolution of Pediculus humanus and Origin of Clothing : l’évolution moléculaire du Pediculus humanus et l’origine du vêtement.

Ces scientifiques en étudiant l’ADN des poux qui vivent généralement sur les êtres humains, ont déterminé le lieu et la période d’apparition du vêtement dans l’histoire de l’humanité.

Le groupe de chercheurs a montré qu’il existe deux variétés de poux qui séjournent spécifiquement sur l’homme. Ce sont les poux de la tête (Pediculus humanus capitis) et les poux du corps (Pediculus humanus corporis). Les poux de la tête vivent et se nourrissent exclusivement dans le cuir chevelu alors que les poux du corps se nourrissent sur le corps humain et vivent dans les vêtements. Les scientifiques montrent que cette différence existant entre les poux de la tête et les poux du corps s’est faite quand les hommes ont commencé à fabriquer et à porter des vêtements.

Les résultats de cette étude sur les variétés de poux africains et de poux non africains, montrent l’origine africaine des poux humains. Cette origine se situerait en Afrique autour de -72000 ± 42000 ans avant l’ère actuelle. Les scientifiques démontrent ainsi que l’africain est le premier homme à fabriquer et à porter des vêtements. Ces scientifiques en faisant le lien entre l’invention du vêtement et l’expansion de l’homme sur la planète montrent que cette invention (le vêtement) est une des choses qui a permis à l’homme de survivre (en se couvrant par exemple) lorsqu’il est sorti d’Afrique pour aller peupler la planète.

L’Afrique est aussi considérée comme le berceau des mathématiques.

L’Os de Lebombo découvert entre l’Afrique du Sud et le Swaziland en est la preuve. L’os de Lebombo est daté d’environ 37 000 ans avant l’ère actuelle. Selon les scientifiques, il pourrait s’agir d’un calendrier lunaire, spécifiant le nombre de jours d’une lunaison, similaire dans son principe aux encoches calendaires utilisées aujourd’hui encore par les San de Namibie. C’est la première trace visible de l’émergence de calculs mathématiques dans l’histoire de l’humanité, comme en témoigne le chercheur anglo-saxon Richard Mankiewicz dans son livre L’histoire des mathématiques – Paris, Seuil 2001, page 10:« Le plus ancien témoignage de calcul numérique a été exhumé au Swaziland en Afrique Australe. Il date d’environ 35 000 ans av. J. C. et consiste en un péroné de babouin portant 29 encoches nettement visibles ».

Os de Lebombo
Os de Lebombo

La découverte d’un os appelé Os d’Ishango ou Bâton d’Ishango par l’archéologue belge Jean de Heinzelin de Braucourt a confirmé de facon certaine l’Afrique comme berceau des mathématiques. Cet archéologue à découvert cet os long de 10,2 cm en 1950 au bord du lac Édouard ou Louta N’Zighé dans la région d’Ishango en République Démocratique du Congo actuelle, près de l’Ouganda.

Os d'Ishango pris de face, de derrière et de profil
Os d’Ishango pris de face, de derrière et de profil

Cet os présente des entailles et des signes faits volontairement par des hommes. Le positionnement des entailles a permis aux scientifiques d’identifier là encore les premiers signes de calculs, donc de réflexion mathématique dans l’histoire de l’humanité. L’os d’Ishango est daté d’environ 25 000 ans avant l’ère actuelle. Cet os est conservé aujourd’hui à l’Institut Royal des Sciences Naturelles de Belgique.

L’industrie microlithique, c’est-à-dire l’âge de la pierre taillée débute en Afrique du Sud vers 50 000 avant J. C. En Europe occidentale, les plus vieilles industries microlithiques ne vont pas au-delà des 10 000 ans. C’est ce que confirme le professeur Denis Vialou (Institut de paléontologie humaine de Paris) dans le journal Le Monde du 16 janvier 2002 :

L'Os d'Ishango à l’Institut Royal des Sciences Naturelles de Belgique.
L’Os d’Ishango à l’Institut Royal des Sciences Naturelles de Belgique.

« Si ces dates sont confirmées, ces traces qui constituent une importante découverte, ne m’étonnent pas. Les industries microlithiques semblent en effet plus vieilles que leurs homologues européennes. Certaines en Afrique du sud, remontent a 40000 ou 50000 ans avant notre ère alors qu’en Europe occidentale, les plus vieilles ne vont guère au delà des 10000 ans. »

La première trace certaine de l’existence et de la maitrise de l’agriculture nous vient de la Nubie. Grace aux travaux du professeur Fred Wendorf, professeur d’anthropologie à l’université de Dallas (Etats Unis), il est acquis aujourd’hui que il y a au moins 14000 ans, l’homme africain était le premier qui maîtrisait l’agriculture et ses techniques.

Le même professeur Fred Wendorf nous montre grâce à ses travaux suite à ses découvertes en 1973 les premières villes urbanisées, développées et bien constituées dans la vallée du Nil dans le sud, plus précisément dans la région de Nabta Playa, à l’ouest d’Abou Simbel. Ces villes sont datées d’au moins 9000 ans avant l’ère actuelle. Ça signifie qu’il y a au moins 9000 ans, les africains avaient parachevé le processus du tracé, du développement et de l’urbanisation des villes, processus dont les premières ébauches apparaissent avec le site de Mpumalanga (Afrique du Sud).

Puisque ces villes très urbanisées dont il est question ici se trouvaient dans la vallée du Nil, et compte tenu du temps qui fut mis pour les construire, on se rend compte que la civilisation de la vallée du Nil et ses dates (civilisation pharaonique) est bien plus ancienne) que les dates officielles qui sont généralement données.

Toutes ces connaissances accumulées , développées et approfondies sur des millénaires, ont permis a l’Afrique d’avoir tous les éléments de la civilisation avant les autres peuples et d’être la première à entrer dans l’histoire et à bâtir des civilisations. La plupart des scientifiques s’accordent pour dire que l’histoire commence avec la naissance de l’écriture.

Si tel est le cas, c’est encore l’Afrique qui fut la première à entrer dans l’histoire car la première écriture au monde vient d’Afrique et ne vient pas de Mésopotamie, comme l’a montré le professeur Allemand Gunther Dreyer dans ses travaux. Le professeur Gunther Dreyer a mené des fouilles à 400 km au sud du Caire (Egypte Actuelle) en 1998, fouilles qui ont permis de montrer que la première et la plus ancienne écriture connue dans l’histoire vient de la vallée du Nil et date d’au moins 3400 ans.

Les premiers signes d’écriture trouvées par le Savant Gunther Dreyer
Les premiers signes d’écriture trouvées par le Savant Gunther Dreyer

Ce professeur disait dans une dépêche de l’agence Reuters du 15 décembre 1998 que : « L’écriture égyptienne était bien plus avancée que celle de la Mésopotamie qui à l’époque n’était pas encore habitée par les Sumériens « .

Le professeur dit ici qu’au moment où l’écriture est attestée dans la Vallée du Nil, la Mésopotamie n’est pas encore même habitée par les Sumériens (premiers civilisateurs de la Mésopotamie).

Toutes ces informations nous montrent que la civilisation et l’histoire n’a pas commencé avec l’Europe, n’a pas commencé avec l’Asie, et n’a pas commencé avec la Mésopotamie et les sumériens, car dans toutes ces régions (Europe, Asie, etc..) il n’y a aucune invention ou aucun fait fondamental de civilisation qui soit plus vieux et/ ou plus ancien que les faits de civilisation trouvés en Afrique.

Dire donc comme le font les falsificateurs que telle ou telle chose a commencé ou est apparue en Mésopotamie, ça n’a aucun sens, puisque avant que l’homme n’aille peupler la Mésopotamie pour aller créer la bas ceci ou cela, il habitait déjà l’Afrique et c’est en Afrique qu’il créait déjà tout un tas de choses et de faits de civilisations.

Ces données scientifiques attestant que l’Afrique est l’endroit où la civilisation est née, sont confirmées par nombreux chercheurs et auteurs de l’antiquité. Prenons par exemple le cas des auteurs grecs. Ces auteurs ont laissés à la postérité plusieurs écrits qui montrent qu’ils ont voyagé dans le monde de leur époque et ont connus plusieurs régions et peuples dans l’antiquité. Les africains avec lesquels les grecs sont entrés en contact sont principalement les africains de la vallée du Nil (égyptiens, civilisation pharaonique, etc…).

Ce sont les connaissances importantes accumulées par les africains depuis la prehistoire qui ont permis aux africains de bâtir la prestigieuse civilisation pharaonique.
Ce sont les connaissances importantes accumulées par les africains depuis la prehistoire qui ont permis aux africains de bâtir la prestigieuse civilisation pharaonique.

Voyons un exemple de ce que les grecs disent au sujet de l’Afrique

« Les Éthiopiens sont les premiers de tous les hommes, et que les preuves en sont évidentes. D’abord, tout le monde étant à peu près d’accord qu’ils ne sont pas venus de l’étranger, et qu’ils sont nés dans le pays même, on peut, à juste titre, les appeler Autochtones ; ensuite il paraît manifeste pour tous que les hommes qui habitent le Midi sont probablement sortis les premiers du sein de la terre. Car la chaleur du soleil séchant la terre humide et la rendant propre à la génération des animaux, il est vraisemblable que la région la plus voisine du soleil a été la première peuplée d’êtres vivants. » Diodore de Sicile, livre 3, 2

Avant toutes choses rappelons ici que le mot « éthiopien » veut dire visage brulé (donc visage noir en grec) et était un mot utilisé autrefois par les grecs pour désigner les populations noires. Le mot Ethiopie n’avait rien à l’origine à avoir avec ce pays qu’on appelle l’Ethiopie actuellement. Par Ethiopie, les grecs anciens désignaient donc la terre des visages brulés, c’est-à-dire l’Afrique. Les grecs en disant que « Les Éthiopiens sont les premiers de tous les hommes » disaient donc que notre continent est le berceau de l’humanité.

« la plupart des coutumes égyptiennes sont d’origine éthiopienne.. » Diodore de Sicile, Bibliothèque historique, 3, 2

Ainsi la culture et les habitants de l’Égypte viennent de l’Ethiopie, c’est-à-dire de notre continent qu’on appelle l’Afrique aujourd’hui.

« C’est en Égypte à mon avis, que la géométrie fut inventée, et c’est de là qu’elle vint en Grèce. » Hérodote, Livre II, 109

« les Égyptiens avaient inventé les premiers l’année, et qu’ils l’avaient distribuée en douze parties, d’après la connaissance qu’ils avaient des astres. »Hérodote, Livre II, 4

« Les Éthiopiens ont les premiers enseigné aux hommes à vénérer les divinités, à leur offrir des sacrifices, à faire des pompes, des solennités sacrées et d’autres cérémonies, par lesquelles les hommes pratiquent le culte divin. Aussi sont-ils partout célèbres pour leur piété ; et leurs sacrifices paraissent être les plus agréables à la divinité. »Diodore de Sicile, Livre3, 2

« la sculpture et l’écriture ont pris naissance chez les Éthiopiens. »Diodore de Sicile, Livre3, 2

« Les Égyptiens sont les premiers à avoir énoncé cette doctrine, que l’âme de l’homme est immortelle »Hérodote Livre II, 123

Ces écrits laissés par les auteurs grecs, montrent que les grecs, bien que connaissant plusieurs peuples dans l’antiquité n’ont pas dit que ces peuples qui étaient en Mésopotamie, etc…sont à l’ origine de la civilisation.

Les écrits grecs insistent pour dire que parmi tous ces peuples, ce sont les Africains (qu’ils ont vu en visitant la vallée du Nil) qui sont les premiers à avoir fait ou inventé ceci, cela, etc…. et les grecs n’utilisent pas le terme de premiers par hasard. S’ils disent premiers, c’est parce qu’ils considéraient que les africains (dont étaient issus les égyptiens qu’ils ont vu), étaient les premiers à avoir inventé les éléments de la civilisation (sculpture, écriture, spiritualité, calendrier, sciences, etc….) dans tous les domaines.

Personnages célèbres de l'antiquité grecque
Personnages célèbres de l’antiquité grecque

Ainsi c’est en Afrique que la civilisation (et tous ses éléments) a pris naissance et que c’est de ce continent (l’Afrique) que la civilisation s’est répandue chez les autres peuples, ce qui est confirmé par les multiples travaux de recherche des savants. Voilà pourquoi le savant Cheikh Anta Diop nous a dit ceci :

« En disant que ce sont les ancêtres des Nègres, qui vivent aujourd’hui principalement en Afrique Noire, qui ont inventé les premiers les mathématiques, l’astronomie, le calendrier, les sciences en général , les arts, la religion, l’agriculture, l’organisation sociale, la médecine, l’écriture, les techniques, l’architecture (…) en disant tout cela on ne dit que la modeste et stricte vérité, que personne, à l’heure actuelle, ne peut réfuter par des arguments dignes de ce nom. » Cheikh Anta Diop, Nations Nègres et Culture, p. 401, Présence Africaine.

Cheikh Anta Diop
Cheikh Anta Diop

Cheikh Anta Diop dira encore plus tard que :« Le Nègre ignore que ses ancêtres, qui se sont adaptés aux conditions matérielles de la vallée du Nil, sont les plus anciens guides de l’humanité dans la voie de la civilisation ; que ce sont eux qui ont créé les Arts, la religion (en particulier le monothéisme), la littérature, les premiers systèmes philosophiques, l’écriture, les sciences exactes (physique, mathématiques, mécanique, astronomie, calendrier…), la médecine, l’architecture, l’agriculture, etc. à une époque où le reste de la Terre (Asie, Europe : Grèce, Rome…) était plongé dans la barbarie. » Cheikh Anta Diop, Alerte sous les tropiques, p. 48, Présence Africaine

Avant la naissance et l’existence de la civilisation en Grèce, à Rome ou en Mésopotamie, etc… les africains étaient les premiers à avoir inventé les éléments de la civilisation (sculpture, écriture, spiritualité, calendrier, sciences, architecture, villes, etc….) dans tous les domaines.

L’Afrique est donc le berceau de la civilisation, car la civilisation est créé par l’homme. Ainsi l’Afrique (endroit que l’homme a habité en premier) est le berceau de la civilisation, car c’est là ou l’homme a habité le premier qu’il a inventé pour ses besoins, tous les premiers et les plus anciens faits de civilisation de l’histoire de l’humanité. Ainsi, la Grèce n’est pas le berceau de la civilisation, ni l’Europe, ni l’Orient, ni la Mésopotamie, etc…

Hotep ! 

Par : Lisapo ya Kama  ©

Bibliographie :   

  • Early Human use of marine resources and pigment in South Africa during the Middle Pleistocene, article paru dans Nature. 449, 905-908.
  • Michael Tellinger, Adam’s Calendar, the oldest man made structure on Earth
  • Molecular Evolution of Pediculus humanus and Origin of Clothing, article des savants Ralf Kittler, Manfred Kayser et Mark Stoneking du Max Planck Institut for Evolutionary Anthropology de Leipzig en Allemagne, article scientifique paru dans la Revue Current Biology Volume 13, Issue 16, p1414–1417, du 19 Aout 2003.
  • « Early Use of Pressure Flaking on Lithic Artifacts at Blombos Cave, South Africa, Article paru dans la revue scientifique Science.
  • A 100,000-Year-Old Ochre-Processing Workshop at Blombos Cave, South Africa, Article publié le 14 Octobre 2011 dans la Revue scientifique Science
  • CNRS 
  • Richard Mankiewicz, L’histoire des mathématiques – Paris, Seuil 2001
  • Les os incisés d’Ishango font naître la numération en Afrique, Article tiré du journal Le Monde du 28 février 2007
  • La découverte de Blombos n’est pas une surprise pour certains chercheurs, Article tiré du Journal Le Monde du 16 Janvier 2002, page 24.
  • Fred Wendorf, Romuald Child et Associés, Holocene Settlement of the Egyptian Sahara. Volume I: The archeology of Nabta Playa
  • Fred Wendorf, Romuald Child et Associés, Holocene Settlement of the Egyptian Sahara, Vol. II: The pottery of Nabta Playa
  • Ankh, Revue d’Egyptologie et des Civilisations Africaines, Paris, Khepera, n°8/9, 1999-2000 ; Günter Dreyer, »Recent Discoveries at Abydos Cemetery U », in The Nile Delta in Transition: 4th-3rd millenium B.C., Tel Aviv, E.C. M. Van Den Brink Editor, 1992, pp. 293-299 ; V. David and R. Friedman, Egypt, Londres, British Museum Press, 1998, pp. 35-38.
  • Dépêche Reuters du 15 décembre 1998
  • Hérodote, Livre II
  • Diodore de Sicile Livre III
  • Cheikh Anta Diop, Nations Nègres et Culture
  • Cheikh Anta Diop, Alerte sous les tropiques
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