Sumer, la première civilisation noire de Mésopotamie

La civilisation sumérienne est la première et la plus ancienne civilisation de la Mésopotamie. Cette civilisation, qui s’est épanouie dans ce que l’on considère aujourd’hui comme l’Irak actuel, est l’œuvre de peuples connus sous le nom de sumériens, peuples qui sont les premiers habitants de la Mésopotamie. La connaissance de cette civilisation est importante car elle permet de rétablir la vérité sur une civilisation que les falsificateurs ont maintes fois utilisée pour falsifier l’histoire de l’humanité.

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Aire géographique de la civilisation sumérienne

En quoi consiste l’utilisation de la civilisation sumérienne pour falsifier l’histoire de l’humanité ?

La falsification de l’histoire de l’humanité au moyen de la civilisation sumérienne consiste à vouloir à tout prix faire de Sumer et par extension du l’Orient (croissant fertile) le berceau de la civilisation humaine. C’est le défi que l’occident s’est donné à lui-même. Voilà pourquoi l’occident s’efforce dans ses ouvrages destinés aux profanes, de présenter Sumer, comme :

  • Le berceau des premières villes.
  • Le berceau de l’écriture, en présentant des tablettes d’écritures en forme de clous (écriture cunéiforme) comme les plus anciennes écritures connues au monde.
  • Le berceau de l’histoire. En effet les spécialistes s’accordent pour dire que l’histoire commence avec la naissance de l’écriture, car c’est du moment où il y a une écriture qu’on peut avoir des littératures, lire les textes qui expliquent ceci ou cela, comprendre et retracer l’histoire des civilisations. Ainsi en présentant Sumer comme le berceau de l’écriture, ils tentent de faire de Sumer le berceau de l’histoire

-Etc…

Ainsi les falsificateurs essaient de présenter Sumer et le Moyen Orient en général, comme le lieu où la civilisation est née et s’est répandue aux autres peuples. C’est cela le mythe du croissant fertile. Ils essaient même d’affirmer que Sumer a précédé la civilisation pharaonique, et influencé la civilisation pharaonique.

Cependant, il n’existe aucun document historique sérieux permettant de faire de Sumer (et par extension de la Mésopotamie et du Moyen Orient) le berceau de la civilisation. Ainsi présenter le Moyen Orient comme origine de la civilisation est (mythe croissant fertile) est une importante contre-vérité. 

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Le Croissant Fertile ici représenté. Cette carte essaie de faire partir la civilisation de l’Orient à l’Egypte et d’inclure même l’Egypte à l’Orient. 

C’est l’être humain qui met au point la civilisation et qui la crée. C’est pourquoi aucune civilisation n’apparait sans que l’être humain ne l’aie créée, et que toutes les civilisations sont nées en des endroits où les hommes ont habité et séjourné de manière durable.

Ainsi l’Afrique en tant que berceau de l’humanité, est le premier endroit ou l’homme moderne homo sapiens est apparu il y a 200000 ans  et a vécu de manière durable en y créant tous les éléments de la civilisation, avant d’aller peupler le reste du monde. Ça signifie donc que avant d’aller vivre a Sumer (Mésopotamie), c’est d’abord en Afrique que l’homme vivait.  Puisque la civilisation naît des besoins de l’homme, c’est donc l’endroit où l’homme a vécu en premier (l’Afrique) qui fut le lieu où l’homme a réfléchi et agi afin de donner naissance de la civilisation, et il ne peut pas en être autrement.

Ainsi, quand l’homme africain créait les premières cités comme Mpumalanga (150 000 ans) ou encore Nabta playa (9 000 ans), ni la Mésopotamie, ni Sumer, ne possédait de réalisations similaires ou comparables car la Mésopotamie n’était pas encore habitée  par les sumériens en ces temps-là. C’est ce que confirme le chercheur Alexandre Moret (cité par Cheikh Anta Diop dans son ouvrage Nations Nègres et Culture) dans son ouvrage intitulé: Des Clans aux Empires, page 140 lorsqu’il nous dit qu’en Mésopotamie, il n’existe en réalité «aucune trace de l’homme antérieurement à 4000 avant J.C. A cette date,les Egyptiens, entraient presque dans la période historique de la civilisation.»

C’est l’Afrique qui a créé l’écriture, comme l’ont maintes fois expliqué tous les auteurs anciens de l’Antiquité (Grecs, etc..) et comme l’ont montré les travaux du professeur Gunther Dreyer qui conclue que la première écriture connue se trouve dans la vallée du Nil et date d’au moins 3400 ans avant l’ère actuelle. Parallèlement, on n’a rien de comparable à Sumer (Mésopotamie).

Les tablettes sumériennes qu’on présente partout officiellement comme étant les plus anciennes traces d’écriture et de littérature, ne sont donc pas une littérature (donc pas une écriture), mais plutôt des tablettes de calculs de commerçants. Cheikh Anta Diop, dans son livre Nations Nègres et Culture page 158, nous dit que « les tablettes cunéiformes ne portent que des comptes de commerçants : reçus, factures, brièvement rédigés.». Puisque ces premières tablettes en Mésopotamie ne sont pas une écriture, il est impossible de les lire comme on lirait une écriture et on comprend mieux pourquoi elles ne donnent aucune information sur l’organisation politique, étatique, sociale ou spirituelle etc… de Sumer en ces temps-là. Et puisque ces tablettes étaient des tablettes de calculs (donc les premiers signes de calculs en Mésopotamie), on comprend qu’elles ne sont pas plus anciennes que les premiers signes de calculs dans l’histoire de l’humanité, qui ont été découverts en Afrique, avec l’Os de Lebombo (37000 ans) et l’Os d’Ishango (25000 ans).

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Une de ces  fameuses premières tablettes de calculs à Sumer, que l’Occident présente officiellement comme une « écriture ».

L’Afrique ayant inventé la première écriture connue, est donc la première à rentrer dans l’histoire, notamment avec les Shemsou hor (Suivants d’Horus) et le pharaon Naré Mari (Narmer) qui achève le processus d’unification de l’état pharaonique vers au moins 3200 avant l’ère actuelle par le rite du Sematawy dans la vallée du Nil. Au moment où Narmer prend le pouvoir, la civilisation pharaonique est déjà structurée, organisée politiquement, administrativement, économiquement,  avancée, possède des villes, des provinces, déjà une écriture et plusieurs textes donnant des informations claires, etc…et comme tout cela ne s’est pas fait en un jour, ça signifie que la civilisation pharaonique est beaucoup plus vieille que ce que beaucoup de gens croient.

Que trouve-t-on par exemple en Mésopotamie (Sumer) à cette période de 3200 ans où la civilisation pharaonique brille déjà avec le Roi Naré Mari (Narmer) ?

Cheikh Anta Diop nous donne la réponse à cette question en nous disant dans son livre Nations Nègres et Culture page 157 : « Rien qui soit susceptible d’être daté avec certitude ; en Mésopotamie, on construisait en briques crues, séchées au soleil ; ces briques étaient en argile que la pluie transformait en une masse de boue. »

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Exemples de vestiges retrouvés sur les sites sumériens. Ici des ruines de l’antique Eridu. Si les techniques sumériennes avaient atteint un temps soit peu le niveau des techniques pharaoniques, il y aurait aujourd’hui beaucoup de vestiges solides (malgré les multiples destructions) à Sumer, comparables à ceux qu’on retrouve en Égypte. 

Que trouve-t-on encore par exemple en Mésopotamie (Sumer) à cette période de 3200 ans ou la civilisation pharaonique est déjà unifiée avec le Roi Naré Mari (Narmer) ?

Cheikh Anta Diop, nous répond dans le même livre, page 159 : « on aura rien de semblable (à l’Egypte) : au lieu d’un royaume puissant et unifié on ne rencontre que des villes, Suse, Our, Lagash, Mari, Sumer, attestées parfois par des tombes anonymes qu’on décrète « tombes royales » sans aucune preuve. ».

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Autre exemple de vestiges sumériens. Ici une vue aérienne des vestiges de la cité état d’Uruk (Ourouk). On comprend mieux pourquoi les occidentaux focalisent beaucoup l’attention sur les fameuses « Ziggourats ». A titre d’information, il convient de rappeler que bon nombre de ces édifices appelés Ziggourats et présentés officiellement ne sont pas les Ziggourats authentiques, mais sont des constructions ou des reconstructions récentes faites par les personnes peu scrupuleuses pour faire croire à des constructions monumentales en Mésopotamie. Les falsificateurs appellent cela des officiellement « travaux de restauration » de ces Ziggourats. Or le problème est le suivant: avec de telles constructions, il est impossible de savoir quelles étaient réellement l’apparence des ruines des vraies Ziggourats authentiques à l’origine. A cause de ces « travaux de restauration », et devant l’absence de traces de vraies ruines de ces « Ziggourats » et tous les doutes que ces constructions soulèvent, il convient de se demander si ces Ziggourats ont réellement existé dans l’antiquité. En effet si ces Ziggourats n’ont pas existé, ça veut dire que ces constructions ne résultent pas de travaux de restauration d’édifices ayant existé. Il s’agirait donc d’une importante falsification.

Tous ces indices, nous permettent de comprendre que la Mésopotamie, qui en était encore aux briques crues en argile en 3200 avant l’ère actuelle alors que la civilisation pharaonique était unifiée en un empire puissant, n’a jamais été le berceau de la civilisation, n’a jamais été plus avancée que l’Afrique, n’a jamais été plus avancée que la civilisation pharaonique et ne fut pas la première à entrer dans l’histoire.

Mais si la Mésopotamie, n’a jamais été le berceau de la civilisation, n’a jamais été plus avancée que l’Afrique, et ne fut pas la première à entrer dans l’histoire, pourquoi les falsificateurs continuent à présenter la Mésopotamie et Sumer comme berceau de l’écriture, de la civilisation, etc… sans preuves ?

Cheikh Anta Diop, nous répond toujours  dans le même livre, page 164 que la date habituellement donnée officiellement pour Sumer « ne découle d’aucune nécessité si ce n’est celle de faire concorder, à tous prix, la chronologie égyptienne et la chronologie mésopotamienne. Or comme l’histoire commence, selon les estimations les plus modérées, en 3200 en Egypte, il devient indispensable, « par solidarité » de faire débuter l’histoire mésopotamienne vers la même époque, même si tous les faits historiques connus dans cette région, jusqu’à nos jours, peuvent se loger dans une période de temps bien moindre. »

Ainsi Cheikh Anta Diop nous explique que ceux qui falsifient l’histoire vieillissent à chaque fois consciemment la date de Sumer pour la faire correspondre à celle de la civilisation pharaonique, car la civilisation pharaonique est plus vieille que la civilisation de Sumer.

Mais pourquoi vouloir faire concorder, à tous prix, la chronologie égyptienne et la chronologie mésopotamienne?

C’est afin de brouiller les pistes et dissimuler que c’est l’Afrique qui est le berceau de la civilisation, comme nous l’avions montré ici. 

Ces historiens tentent aussi comme nous l’avions déjà dit plus haut, de faire de Sumer le berceau de la civilisation afin de dire que c’est de Sumer (et par extension du proche orient) que la civilisation est née,  qu’elle s’est répandue aux autres peuples, et que par conséquent c’est Sumer (ou la Mésopotamie) qui a été à l’origine de la civilisation pharaonique ou qui a influencé la naissance de la civilisation pharaonique. Mais comme toutes ces falsifications s’avèrent être des échecs, on tente maintenant (toujours sans succès) de classer la civilisation pharaonique au Proche-Orient ancien ou dans un croissant fertile mythique, cela au mépris des règles de la géographie, car la géographie (de même que tous les autres documents historiques) montre que la civilisation pharaonique a pour base et origine l’Afrique et non l’Orient.

Mais pourquoi cette fixation sur Sumer et le Proche-Orient ?

Eh bien c’est parce que le Moyen Orient (et la Mésopotamie en particulier) est le foyer historique de naissance des peuples sémites (juifs et arabes, etc…). Et les sémites étant les fruits de métissages et de divers brassages et rencontres entre les populations noires (les premières populations à habiter et civiliser la région)  et les populations blanches, ça veut donc dire que des populations blanches, ont elles aussi eu à séjourner au Moyen-Orient. Par conséquent l’Occident, en se réclamant de culture Judéo-Chrétienne, a fait des civilisations tardives du Moyen-Orient une partie de sa culture en quelque sorte. Ainsi par les religions dites révélées, la culture occidentale est liée à la culture orientale tardive. Et puisque ce lien existe, l’occident tente, par le biais de son lien avec la culture orientale tardive, de récupérer  la naissance des civilisations du Moyen Orient au compte de populations blanches. Toute cette manœuvre vise à dire que la naissance de la civilisation est due à des populations à peau claire ou blanche. Voilà les types de raisons non avouées qui font que les falsificateurs tentent de faire du Proche-Orient le berceau de la civilisation.

Mais quelles qu’en soient toutes ces raisons, il n’en demeure pas moins qu’elles n’ont rien à  avoir avec la science et la vérité.

Quelles sont donc les véritables informations historiques au sujet de Sumer ?

La Mésopotamie et Sumer ne connaissent véritablement l’écriture (et ne rentrent véritablement dans l’histoire) qu’en 3060 avant l’ère actuelle, comme l’explique le professeur Théophile Obenga dans revue Ankh 8/9.

C’est à partir de ce moment qu’il est possible d’avoir de véritables textes  et documents écrits en langue sumérienne sur l’histoire de Sumer.

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L’écriture sumérienne (cunéiforme) proprement dite. On voit qu’elle ne ressemble clairement pas à ce qui figure sur les premières tablettes (tablettes de calculs) trouvées en Mésopotamie.

Sumer n’entre en réalité dans l’histoire qu’à une période où la civilisation pharaonique est déjà unifiée et structurée en un état puissant depuis longtemps.

Lorsque Sumer entre dans l’histoire, ces premières villes mésopotamiennes distinctes et séparées (Suse, Our, Lagash, etc…), vont évoluer chacune à leur rythme, mais  n’étant pas organisées en un état unifié au départ, elles vont évoluer séparément pour devenir les fameuses petites cités états de Sumer. Les habitants de ces petites cités états, connus sous le nom de sumériens,  sont ceux qui vont implanter tous les éléments de la civilisation (sculpture, écriture cunéiforme, organisation politique, etc..) dans la Mésopotamie pour la première fois. Mais la vie en Mésopotamie ne fut pas de tout repos, car les sumériens ont dû faire face durant toute leur histoire, à des attaques de populations à peau claire ou blanche nomades, semi nomades plus ou moins barbares.

Les recherches historiques sérieuses montrent que la première dynastie véritablement historique sumérienne attestée (ayant débuté dans une des cités états) date d’environ -2600. La civilisation sumérienne et ses cités états s’épanouit de cette date jusqu’à environ -2340 avant l’ère actuelle puis est envahie et progressivement dominée par des populations guerrières avec à leur tête le premier sémite historiquement attesté, le dénommé Sargon de la localité d’Akkad (d’où son nom Sargon d’Akkad), localité proche des cités états sumériennes (Our, Lagash, etc..). Ainsi apparaissent les premiers sémites dans l’histoire.

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Tête de Sargon d’Akkad , le premier sémite connu dans l’histoire universelle.

Sargon unifie pour la première fois toute la région, se proclame roi de Sumer et d’Akkad, inaugure une dynastie, s’approprie tous les éléments de la civilisation sumérienne, mais la dynastie inaugurée par Sargon et les sémites perd le pouvoir sur la région vers 2200 avant l’ère actuelle avec l’attaque de peuplades montagnardes et nomades à peau claire ou blanche venues des montagnes du Zagros, dénommées les Guti. Il s’en suit une période d’anarchie extrême.  La civilisation sumérienne renaît ensuite sous la troisième dynastie de la cité état d’Our, reconquiert tous les territoires sumériens perdus suite aux dominations précédentes, unifie la région, et initie une ère de prospérité et de stabilité de la civilisation sumérienne.

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Le roi-prêtre sumérien Gudea. Comme dans la civilisation pharaonique, les sumériens avaient des dirigeants qui étaient des prêtres-rois , ce qui montre le caractère sacré du pouvoir royal à Sumer, exactement comme dans la civilisation pharaonique. 

Mais cette de prospérité (qui est la période ayant laissé le plus de vestiges de la période sumérienne) fut éphémère et ne dura qu’un siècle, de 2112 à 2015 environ avant l’ère actuelle. Après cette période, Sumer cessa d’être unifiée et se divisa à nouveau en cités états se faisant des guerres de leadership.

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Quelques vestiges de la cité état d’Ur (Our) avec une de ces fameuses « Ziggourats » douteuses du point de vue de leur authenticité (car reconstruites tardivement) en arrière-plan. Il convient de rappeler que c’est la période de la troisième dynastie de la cité-état d’Our qui a laissé le plus de vestiges de la période sumérienne.

Durant la plupart du temps qu’a duré l’histoire de Sumer, les cités états de Sumer ont évolué chacune de leur côté. Même si les documents relatifs à la période sumérienne montrent que des tentatives d’unification de ces cités états ont été tentées (durant la période de la troisième dynastie de la cité état d’Our par exemple), chaque cité état essayant de dominer la région en englobant les autres cités états pour faire un royaume unifié, ces tentatives ont été éphémères (lorsqu’elles ont réussi), sinon se sont soldées par des échecs la plupart du temps car aucune cité-état n’arrivait à prendre véritablement et de manière continue et durable, le dessus sur les autres..

Sumer et ses cités états en proie aux querelles et aux luttes de pouvoir entre elles, en proie aussi aux invasions brutales de peuples voisins ou ennemis à peau claire ou blanche (sémites, Gutis, etc…) finit par entrer en décadence et à disparaitre définitivement (après environ mille ans d’existence et d’instabilités) vers 1700 avant l’ère actuelle sous les assauts répétés de populations nomades, sauvages et barbares que les sumériens appelaient sous le nom de Mar-tu, qui sont aujourd’hui connus sous le nom d’Amorrites.

Mais les réalisations et les bases de civilisations posées par les sumériens, ont été reprises par les peuples qui se sont succédés dans la région après eux. Un exemple illustrant cela est le fait que l’écriture cunéiforme des sumériens par exemple fut utilisée bien après eux, jusqu’aux premiers siècles de l’ère actuelle. La culture et la littérature sumérienne, et la spiritualité des sumériens ont aussi influencé a des degrés divers les cultures postérieures qui se sont approprié l’héritage sumérien comme on peut le voir par exemple dans les textes comme l’Epopée de Gilgamesh, etc…

Quelles sont les caractéristiques de la Civilisation Sumérienne ?

Tout d’abord c’est une civilisation sédentaire et agricole qui s’est épanouie dans une vallée, celle du Tigre et de l’Euphrate (exactement comme la civilisation pharaonique, sédentaire et dans une vallée, celle du Nil).

Cette civilisation avait des leaders qui comme les rois pharaoniques et les rois du royaume de Saba, étaient des prêtres-rois dotés d’un statut divin.

Le système philosophico-religieux des sumériens était tout comme dans la civilisation pharaonique, un monothéisme polymorphique, c’est-à-dire un monothéisme ou la divinité unique prend plusieurs formes et aspects (Enlil, Enki, Inanna, déesse mère, etc..), tout en demeurant unique. Les sumériens donnaient à ce Dieu unique, le nom d’Anu (qui s’écrit aussi Anou). Or ce nom d’Anu (ou Anou) est le nom d’une des plus anciennes populations attestées dans la vallée du Nil (en Nubie) à l’ origine de la fondation de la civilisation pharaonique, comme l’a démontré l’égyptologue français Emile Amélineau, en montrant que des populations noires appelées les Anous ont fait partie des plus anciennes populations nubiennes ayant contribué à la naissance de la civilisation pharaonique.

Ainsi il existe de nombreux liens entre la civilisation des bords du Nil (civilisation pharaonique) et la civilisation sumérienne.

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Écriture sur sculpture pharaonique(première image) et écriture sur sculpture sumérienne  (deuxième image). On voit la ressemblance entre les deux statues, notamment dans la pratique qui consiste a écrire des informations et des indications sur les statues.

Qui étaient les fondateurs de Sumer, qui sont connus aujourd’hui sous le terme de sumériens ?

Malgré toutes ces informations citées plus haut sur la civilisation sumérienne, informations connues par toute la communauté scientifique, la version officielle continue à dire que personne ne sait l’origine des sumériens  et d’où ils sont venus pour implanter la civilisation en Mésopotamie, ce qui sème le flou sur les origines historiques des sumériens.

A titre d’exemple c’est cette même stratégie qui est employée pour la civilisation pharaonique, en faisant semblant de ne pas savoir d’où venaient ses fondateurs. Il est même souvent utilisé « origine extraterrestre ».

Cependant les recherches historiques montrent que les fondateurs de Sumer sont des noirs, (tout comme les fondateurs de Suse et de l’Elam). Nous en avions déjà parlé dans notre article sur les premiers habitants de l’Asie. Ce n’est donc pas un hasard si les fondateurs de la civilisation Sumérienne se donnaient eux même le nom de Têtes Noires.

Le fait que  la divinité sumérienne par excellence s’appelle Anu ou Anou,  n’est certainement pas dû au hasard, et est surement un indice qui peut permettre d’affirmer que c’est certainement des peuples de la vallée du Nil qui ont migré vers la vallée du Tigre et de l’Euphrate pour fonder la civilisation sumérienne. En effet, le nom d’ Anu ou Anou renvoie au peuple Anou qui est un des plus anciens peuples à l’origine de la civilisation pharaonique attestés dans la vallée du Nil.

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Le chef Anou Tera Neter dans la Vallée du Nil

L’égyptologue français E. Amélineau du Collège de France nous parle dans son livre Prolégomènes à l’étude de la religion égyptienne de «l’épithète d’Anou appliqué à Osiris.»

Cheikh Anta Diop nous dit dans son livre Nations Nègres et Culture page 164 que «Dans l’épopée de Gilgamesh Anu, le Dieu primitif père d’Ishtar, porte un nom nègre qui était aussi celui d’Osiris…»

Ces écrits font des révélations importantes puisqu’ils révèlent que la divinité Osiris était aussi appelée Anu dans les textes pharaoniques.

Ainsi en invoquant leur divinité Anou ou Anu, les sumériens invoquaient aussi leurs liens avec des ancêtres de la vallée du Nil. Si l’invocation d’Anu a un lien avec Osiris comme l’expliquent Cheikh Anta Diop et Amélineau, ça signifie donc qu’en invoquant Anu, leur divinité principale monothéiste, les sumériens invoquaient en fait Osiris (et pratiquaient donc le culte d’Osiris) comme dans la vallée Nil (civilisation pharaonique) .

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Osiris Kem-Our (le grand noir, le grand nègre) de la vallée du Nil , l’Anu des Sumériens, assis sur le trône divin.

A ceci on peut rajouter que les noms et termes servant à désigner plusieurs villes sumériennes peuvent être rapprochées de noms et de termes qu’on retrouve dans la vallée du Nil. On a par exemple les noms des villes sumériennes comme Our, Ourouk (qui s’écrivent aussi Ur, Uruk) qui renferment en elles le terme Our, terme qu’on retrouve dans la civilisation pharaonique (ex : Nome pharaonique de Ta- Our, titre de Kem Our servant à désigner Osiris, etc…)

On a par exemple la ville sumérienne de Kish dont le nom peut être rapproché de Koush (qui s’écrit aussi Kush), terme servant à designer la Nubie, ou encore la ville sumérienne de Mari qui rappelle le terme pharaonique Meri ou Mari qui signifie aimer en langue pharaonique.

Tous ces indices y compris ceux cités plus haut (monothéisme, pretres-rois, etc..) montrent que les fondateurs de Sumer sont des peuples venus de la vallée du Nil. Le chercheur Anglais George Rawlinson , nous informe de cela lorsqu’il dit dans le premier volume de son ouvrage intitulé The Seven Great Monarchies of The Ancient Eastern World, que «L’antiquité de la civilisation dans la vallée du Nil, qui a précédé de plusieurs siècles celle même de la Chaldée primitive, est un autre argument en faveur d’une migration d’Ouest en Est; et les monuments et les traditions des Chaldéens eux-mêmes présentent quelques curieuses indications d’une origine est-africaine. Dans l’ensemble, donc, il semble plus probable que la race de celui que l’on désigne dans les Saintes Écritures sous le nom patronymique du héros fondateur Nemrod, et chez les Grecs par l’éponyme de Bélus, aie migré de l’Afrique de l’Est à la vallée de l’Euphrate en passant par ce qui était l’Arabie,…»

En parlant de Chaldée, ici, l’auteur fait référence à la Mésopotamie, car la Chaldée est un nom tardif qui a été accolé à la Mésopotamie. Ainsi en parlant de Chaldée primitive, l’auteur fait référence à la Mésopotamie primitive, celle des origines, c’est-à-dire celle des sumériens.

En effet la tradition biblique aussi (voir le livre de la Genèse 10, versets 8 à 10) place le Koushite (donc nègre) Nemrod, comme le fondateur de Sumer (Shinear ou Schinear dans la Bible).

Le chercheur Runoko Rashidi nous redit la même chose dans son livre intitulé Histoire Millénaire des Africains en Asie, page 24 : « il semble évident que l’éclat de la civilisation sumérienne ne puisse qu’être attribuée à l’arrivée de migrants noirs en provenance de la vallée africaine du Nil. »

Ainsi ces informations (ainsi que toutes celles données dans cet article) montrent que les origines des sumériens sont connues. Et que les origines des sumériens viennent tout droit de l’Afrique de l’Est, qui est aussi la zone où se trouve la vallée du Nil, et qui est aussi la zone d’apparition des premiers et des plus anciens hommes de l’histoire de l’humanité.

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Un harpiste sumérien, torse nu, crane rasé, avec des caractéristiques nègres évidemment. Même le type de siège sur lequel il est assis ressemble beaucoup a des types de sièges qu’on retrouve en Égypte ancienne et en Afrique noire encore aujourd’hui.

Ainsi la civilisation sumérienne, loin d’être à l’origine de la civilisation, est tout simplement une fille de la civilisation pharaonique. Voici ici esquissée et dépoussiérée, l’histoire d’une des civilisations les plus falsifiées par l’information officielle.

Par : Lisapo ya Kama © (Tous droits réservés. Toute reproduction de cet article est interdite sans l’autorisation de Lisapo ya Kama)

Notes :

  • Cheikh Anta Diop, Nations Nègres et Culture
  • Runoko Rashidi, Histoire Millénaire des Africains en Asie
  • George Rawlinson, The Seven Great Monarchies of The Ancient Eastern World, Vol1
  • Jean-Charles Coovi Gomez, conférence sur les Noirs et les Juifs de l’Antiquité à l’époque contemporaine.
  • William Leo Hansberry, Africa and Africans as Seen by Classical Writers
  • http://www.ankhonline.com/revue/obenga_th_egypt_cradle_writing.htm
  • http://www.lisapoyakama.org/afrique-berceau-de-la-civilisation/
  • http://classes.bnf.fr/ecritures/arret/lesecritures/cuneiforme/04.htm
  • Atlas des civilisations 2015
  • Dépêche Reuters du 15 décembre 1998
  • Les os incisés d’Ishango font naître la numération en Afrique, Article tiré du journal  Le Monde du 28 février 2007
  • Fred Wendorf, Romuald Child et Associés, Holocene Settlement of the Egyptian Sahara. Volume I: The archeology of Nabta Playa  
  • Fred Wendorf, Romuald Child et Associés, Holocene Settlement of the Egyptian Sahara, Vol. II: The pottery of Nabta Playa
  • Emile Amelineau: Prolégomènes à l’étude de la religion égyptienne, 2eme Partie, éditions Leroux, Paris, 1916.
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