Oui, Dieu existe bel et bien

En Afrique, c’est la science qui dit Dieu.

L’univers

1992. Le télescope COBE de la NASA aux Etats-Unis photographie un rayonnement fossile, qui se trouve être le vestige de la première lumière apparue dans l’histoire de l’Univers. Le prix Nobel de physique George Smoot, lorsqu’il présente cette découverte, commente « pour les esprits religieux, c’est comme voir le visage de Dieu » (Le Point, 05.08.2010). 

Ces mots déclenchent un tollé dans la communauté scientifique occidentale, fâchée parce que Smoot a osé mélanger science et religion, lui rappelant au passage que les deux sont incompatibles, et que le monde a été créé par hasard et non par un quelconque Dieu.

Cet évènement et les réactions suscitées emmènent encore à se poser la question de l’existence d’un Créateur, question que chaque être humain s’est posé au moins une fois et à laquelle un bon nombre a, par son propre entendement, répondu. L’existence ou non d’un Dieu a complètement bâti des peuples, façonné des cultures et pratiquement toutes les civilisations. L’Afrique en renaissance, devra aussi tenter de répondre à cette question et bâtir sa civilisation à venir, sur la conclusion qu’elle en tire.

Pour répondre à cette interrogation fondamentale, nous passerons en revue les arguments avancés par les courants de pensée majeurs et verrons comment l’idée d’un Créateur est apparue pour la première fois dans l’histoire. Nous rappelons encore que les textes colorés en bleu dans nos écrits, renvoient vers des articles complets et détaillés.

Il existe trois courants de pensée dans le monde concernant l’idée d’un Dieu créateur. Par ordre d’apparition dans l’histoire, on distingue :

Les spiritualités naturelles ou vitalisme, appelées improprement animisme ou paganisme. Ce sont surtout, de nos jours, les religions asiatiques (shintoïsme, bouddhisme, taoïsme, hindouisme). Elles professent en gros, qu’il faut chercher à comprendre comment l’univers et la nature ont été créés, pour arriver à l’idée d’un Créateur et le cerner.

Les religions révélées (judaïsme, christianisme, islam). La preuve de l’existence de Dieu selon elles, est qu’il a parlé à des hommes choisis et a ainsi révélé sa parole et la création. Cette parole est consignée dans des livres intouchables, qui seraient même descendus du ciel. Les découvertes scientifiques qui contredisent ces livres sont ignorées, voir combattues.

L’athéisme, qui nie simplement l’existence d’un Créateur et pense que tout ce qui existe se comprend par la science et est né strictement du hasard. Ce courant est devenu le courant dominant en Europe.

Pour commencer, l’analyse rigoureuse des religions dites révélées montre qu’il n’y a jamais eu de révélation. Nos recherches historiques et comparatives nous apprennent que le judaïsme, né du projet politique d’unification et d’élévation mentale des Judéens, a été codifié et ses textes écrits sous la direction du scribe Esdras il y a 2500 ans.

Le judaïsme s’est bâti en copiant les vitalismes noirs égyptien, cananéen et sumérien, auxquels il a ajouté le mythe de la révélation qui n’a pas eu lieu. La révélation de Dieu au personnage Abraham est contredite par les écrits bibliques mêmes, qui montrent qu’il a eu connaissance du Dieu unique à travers les Noirs cananéens. L’analyse des faits ne soutient même pas, pour sa part, l’existence de Moise. Les évènements de la vie de celui-ci relèvent du fantasme.

Ensuite le christianisme, né du projet politique de consolidation de l’empire romain par l’empereur Constantin il y a 1700 ans, est une copie blanchie du vitalisme égyptien, notamment du culte de la mythique vierge mère Isis Mari, et son fils l’enfant roi sauveur Horus. Le contenu et les orientations de la bible ont été ainsi décidés par les Romains. Le personnage Jésus Christ fils de la vierge, qui lui-même serait la révélation de Dieu, a été tout simplement inventé.

Aïssata Mari-Amen (Isis aimée d’Amen) et son fils Horo (Horus), ont servi de modèles pour l’invention des personnages Marie et Jésus.

L’islam enfin est une copie du vitalisme sabéen des premiers habitants noirs de l’Arabie. Pratiquement tous les rites de l’islam lui sont empruntés. C’est Mohamed qui a commencé à promouvoir une version modifiée du Sabéisme. Le Coran actuel a été écrit, après sa mort, sous les ordres de son beau-fils le Calife Othman il y a 1400 ans, et imposé comme unique, en brulant les autres Corans qui existaient et en diabolisant le Sabéisme.

La révélation n’a tout simplement pas eu lieu dans ce cas-ci. Premièrement parce que l’ange Djibril (Gabriel), qui a révélé à Mohamed la parole de Dieu, a d’abord annoncé à Marie la naissance de Jésus. On rappelle que les deux n’ayant pas existé, sa révélation préalable à Marie est fausse, et son existence aussi donc. Ensuite les rites et us sensés avoir été révélés par Dieu à Mohamed, existaient déjà au moins 1000 ans avant et étaient ceux des Sabéens.

La preuve la plus fréquente du plagiat dans ces 3 religions est que leurs prières se terminent par le mot Amen/Amin. On y reviendra.

Dieu ne s’est donc pas révélé. Soutenir qu’il existe parce qu’il s’est montré ne résiste pas à l’analyse des faits avancés par les tenants de la révélation. C’est d’ailleurs l’analyse critique et le rejet de cette version en Europe qui est, en partie, à l’origine du rejet du christianisme et même de l’idée de l’existence de Dieu. Dieu n’existe donc pas parce qu’on ne l’a jamais vu. C’est ainsi qu’est né le courant athéiste, qui globalement, n’admet de vérité que la science.

Le rejet de Dieu en Europe vient surtout du philosophe français Descartes au 17e siècle, qui a professé que tout ce qui existe est en fait matériel. Le spirituel est secondaire, voir n’existe pas. La pensée cartésienne, à l’origine de l’Occident moderne, voit donc l’idée de Dieu comme dépassée, arriérée, ridicule. Seule la science sur le matériel compte.

Que dit donc la science sur l’apparition de l’Univers ?

C’est vers 1920 que les astrophysiciens occidentaux ont commencé à se pencher réellement sur la question. Le concept le plus accepté pour expliquer l’avènement du monde, porte le nom de Big Bang. De manière simplifiée, le Big Bang dit ceci :

Au départ était le vide, le néant.
Un point extrêmement dense et chaud, contenant toutes les potentialités de l’univers, a explosé dans ce vide (d’où Big Bang, c’est-à-dire grosse explosion). C’était il y a 13,7 milliards d’années. 
Le point a dégagé une énergie, son champ s’est progressivement dilaté et il a produit la matière et l’antimatière.
Les lois physiques régissant le fonctionnement de l’univers ont été établies.
C’est du surplus de matière organisée que sont apparus les planètes, étoiles etc… en gros le ciel et la terre pour ce qui est de notre planète.

Ensuite sont sur Terre, apparus les plantes, puis les animaux, et par évolution des animaux – du singe notamment – l’humain. Le concept de l’évolution a été théorisé par Darwin et est prouvé depuis par la science.

Schématisation du Big Bang, depuis l’explosion du point primordial jusqu’à la création des planètes et des galaxies.

Maintenant quant à savoir d’où vient donc le point dense et chaud et comment a-t-il pu engendrer ce monde formidablement ordonné et complexe, l’Occident cartésien – à défaut d’éviter simplement la question – nous dit rapidement que c’est le hasard. C’est ici la différence majeure avec les spiritualités naturelles.

Qui a avancé l’idée de Dieu pour la première fois?

L’idée de Dieu est née de manière certaine en Afrique. Le Vitalisme s’est rependu dans le monde depuis l’Afrique. Nous avons montré que les grandes religions asiatiques sont toutes d’origine africaine. Le Vitalisme a été porté à son sommet par les Noirs en Egypte, qui eux mêmes l’ont hérité de leurs ancetres soudanais. Comment les Africains en sont-ils donc arrivés à l’idée qu’il existe un Dieu ? Il faut d’abord comprendre comment la naissance de l’Univers est pensée sur le continent noir.

Au départ était le Noun, eau primordiale endormie et sans vie. D’où Nen, c’est-à-dire Aucun en égyptien ancien. L’idée de l’eau primordiale est générale en Afrique. Les Peuls, d’origine égyptienne, se distinguent un peu, en parlant d’un néant vide.
Dans ce néant est apparue une particule (Atoum), gorgée d’énergie. D’Atoum a jailli son énergie Râ. Le champ de l’énergie s’est dilaté, Ousekh en égyptien ancien. Râ a produit les principes de la vie et les principes contraires à la vie.
Les lois régissant le fonctionnement de l’Univers ont été établies.
Les principes de la vie en surplus, ont été ordonnés en spirale, et c’est d’eux que sont apparus l’air, l’eau, puis le ciel et la terre.

Sur Terre sont apparus progressivement les végétaux, les animaux, puis les humains, à travers la loi de l’évolution appelée Kheper. C’est cette évolution depuis le végétal et l’animal vers l’humain, qui est à l’origine du totémisme en Afrique.

Le jaillissement de l’énergie (Râ) d’Atoum et donc le début physique de la création, est appelé Sep Tepy. C’est à dire La Première Fois ou La Première Occasion.

Ruines de l’observatoire astronomique du Mpumalanga en Afrique du Sud
Le site serait vieux, d’après le calcul de l’érosion de la pierre, de 75 000 à 200 000 ans.
Mpumalanga, photo et annotations de Michael Tellinger
L’observatoire astronomique de Nabta Playa, en Nubie, soit le Soudan historique au sud de l’Egypte actuelle. Le site a été établi il y a 10 000 ans.
Observatoire astronomique de Kolokol au Kenya
Vieux de 6000 ans
Les ruines de ce type sont nombreuses en Afrique. C’est par l’observation du ciel, la mathématique et la physique que les femmes et hommes de l’Afrique ancienne ont reconstitué la naissance de l’univers.

On voit donc qu’il y a des milliers d’années, les astrophysiciens africains sont parvenus, en gros, aux mêmes conclusions que les astrophysiciens occidentaux depuis un siècle. Sep Tepy et le Big Bang se ressemblent beaucoup. Mais comment – d’après les Africains anciens – est donc advenue la particule créatrice, et comment a-t-elle pu engendrer le monde si organisé ? Eh bien elle vient de, et est une conscience, un cœur, une volonté, une réflexion, un esprit qui se cache aux yeux et aux oreilles des humains.

Nos ancêtres ont nommé cette conscience cachée Imana/Amen, c’est-à-dire le Caché. C’est cette conscience cachée, qui est à l’origine de la particule et de tous les évènements de la création. Imana devient Atoum, Atoum devient Râ, et Râ crée le monde. Et l’Afrique offrit ainsi Dieu à l’humanité…

Imana, encore dit Imana-Râ, Dieu unique de l’Afrique, imaginé sous sa forme masculine (gauche, temple d’Hatchepsout); Et féminine et masculine à droite (Musée du Louvre). Seul un couple pouvant enfanter, alors le Créateur qui a enfanté le monde est féminin et masculin. 

L’Occident dit que l’Univers, extraordinairement ordonné et complexe, fonctionne de manière mécanique comme une horloge. Soit ! Mais ce n’est pas le hasard qui met sur pied le mécanisme de l’horloge. Le monde fonctionne comme une intelligence autonome, comme un ordinateur. Soit ! Mais ce n’est pas le hasard qui programme l’ordinateur. Dans ces deux exemples, il y a toujours une main initiatrice derrière.

Comment, logiquement, le hasard fait-il pour produire des êtres avec des milliards de milliards de cellules qui obéissent en harmonie à des fonctions extrêmement variées ? des milliards de milliards de connexions de neurones qui transmettent des informations en une fraction de seconde ? 100 000 km (soit 2 fois le tour de la Terre) de vaisseaux sanguins dans chaque être humain, qui apportent de l’oxygène à toutes ses cellules ?

Le monde est beaucoup trop complexe, trop ordonné pour que ce soit le fruit du hasard.

L’Afrique est arrivée à Dieu en dépassant la frontière athéiste que la science occidentale refuse de franchir. L’Afrique a admis dès le départ que Dieu est invisible. La question ne se pose donc pas en termes il existe parce qu’il s’est révélé, ou il n’existe pas parce qu’on ne l’a pas vu. La religion en Afrique ne rejette pas la science, car elle est le résultat, la continuité de la science. La science en Afrique ne rejette pas la religion, car elle est la source de la religion. La science et la religion sont complémentaires. Pas de dualisme, pas d’opposition, le savoir est unique.

C’est principalement dans cette quête vers le Créateur que les Noirs ont découvert les mathématiques, la physique, la chimie, inventé l’écriture, théorisé les lois de bonne gouvernance, le statut privilégiée de la femme etc… C’est avec cette approche que nous avons bâti la civilisation égyptienne, la plus grande de l’histoire, qui a donné au monde l’essentiel de la civilisation.

Le retour de l’Afrique vers la grandeur n’est donc pas la révélation anti-scientifique islamo-chrétienne, ni la science athéiste de l’Occident moderne. Notre futur c’est la continuité avec nos ancêtres les plus glorieux, et le retour au savoir unique.

Quelle est finalement la preuve que le Créateur existe ? C’est la création.

Pour en savoir plus sur la Spiritualité Africaine dans son ensemble, cliquez ici

Hotep!

Par : Lisapo ya Kama © (Tous droits réservés. Toute reproduction de cet article est interdite sans l’autorisation de Lisapo ya Kama)

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