Les Égyptiens de l’antiquité étaient Noirs

« L’Egypte était africaine dans son écriture, dans sa culture et dans sa manière de penser » conclusion de Jean Vercoutter, égyptologue français de renom et opposant de Cheikh Anta Diop au colloque du Caire sur l’identité des anciens égyptiens.

Cheikh Anta Diop
1923-1986

« La très minutieuse préparation des communications des Professeurs Cheikh Anta Diop et Obenga n’a pas toujours eu, malgré les précisions de l’Unesco, une contrepartie toujours égale. Il s’en est suivi un réel déséquilibre dans les discussions » Jean Devisse, rapporteur du colloque international du Caire de l’Unesco sur l’identité des anciens égyptiens.

Le colloque du Caire a eu lieu en 1974. Il y a plus de 40 ans donc, l’Unesco – la plus haute institution au monde à même de trancher ce genre de questions – au terme d’une confrontation tendue entre 2 égyptologues africains et 18 autres égyptologues représentant le reste du monde, a admis que Cheikh Anta Diop et Théophile Obenga avaient raison et que l’Egypte fut une civilisation strictement négro-africaine.

LES PREUVES

Au commencement

Tera Ntjer, chef de la tribu des Anou venue de l’intérieur de l’Afrique et qui aux temps premiers fonda la civilisation égyptienne
Source : Nations Nègres et Culture, Cheikh Anta Diop, page 73

Contrairement à ce qu’on laisse croire, l’Egypte a été peuplée du sud au nord par un peuple noir appelé Anou. C’est ce peuple venu d’Afrique australe et de la région des grands Lacs qui s’est d’abord posé entre le Soudan actuel et le sud de l’Egypte. Ce sont les Anou qui graduellement vont descendre le Nil pour conquérir jusqu’au nord extrême : le Delta. La civilisation égyptienne prend ses racines dans les grands Lacs et en Afrique australe où les premiers hommes modernes sont nés et où toutes les premières traces de la civilisation humaine ont été retrouvées. C’est pourquoi les grands Lacs et l’Afrique australe étaient désignés Ta Ntjer par les Égyptiens, c’est à dire la Terre Sainte ou la Terre de Dieu. 

C’est avec cet héritage acquis au cœur de l’Afrique pendant 170 000 ans que les Anou vont construire l’Egypte du sud vers le nord. Les mathématiques, l’écriture, l’agriculture, l’architecture, la religion etc… tout cela a été inventé à l’intérieur de l’Afrique et au Soudan et a été porté à son sommet par les Égyptiens. La civilisation égyptienne cesse d’être un miracle, une chose incompréhensible tellement elle est extraordinaire, si on la place dans la continuité de l’expérience africaine acquise depuis l’aube de l’humanité.

Les premiers pharaons ont régné sur le sud, probablement pendant des milliers d’années. C’est un soudanais du nom de Naré Mari qui va achever de conquérir le delta du Nil et créer ainsi la première dynastie de l’Egypte unifiée en 3300 avant l’ère occidentale. Naré Mari, le premier pharaon de la première dynastie, fut sans aucun doute possible un homme noir. 

Naré Mari (Narmer) Premier unificateur de l'Egypte, premier pharaon de la première dynastie Tête en calcaire au musée Petrie de Londres
Naré Mari (Narmer)
Premier unificateur de l’Egypte, premier pharaon de la première dynastie
Tête en calcaire au musée Petrie de Londres

Le nom de l’Egypte et des Égyptiens 

Le nom que les Egyptiens anciens se donnaient, donnaient à leur pays et à notre continent ne laisse aucun doute sur leur race. Ils utilisaient la racine Kam/Kem qui veut dire Charbonné donc Noir. Ce qui est commun à Kemi/Kembou/Kheum/Kala qui signifie charbon/brulé/noir dans plusieurs langues africaines.

C’est ce même Kam qui est à l’origine du mot biblique Cham qui désigne le Noir. Les Egyptiens se désignaient comme Kemtiou, c’est-à-dire les Charbonnés ou Noirs. L’Egypte et l’Afrique étaient désignées Km.t, qui est lu Kemet/Kama/Kamit et signifie pays noir ou encore Kemmiou/Kammiou qui signifie pays des Noirs.

 

Le nom de l'Egypte et de l'Afrique écrit en Medou Ntjer (hiéroglyphes): Le premier signe est le son "Km" Le deuxième signe (la chouette) est le "m" Le 3e signe (la motte) est le substantif féminin "t" Jusqu'ici on lit donc la La Noire Enfin le dernier signe est un carrefour ou une agglomération, désignant une locaité ou une union de peuple. Bref, une un pays ou une Nation. Ce qui donne pays noir ou nation noire Pays noir a le même sens qu'Afrique noire, on parle bien de la couleur de peau
Le nom de l’Egypte et de l’Afrique écrit en Medou Ntjer (hiéroglyphes):
Le premier signe est le son « Km »
Le deuxième signe (la chouette) est le « m »
Le 3e signe (la motte) est le substantif féminin « t »
Jusqu’ici on lit donc « La Noire »
Enfin le dernier signe est un carrefour ou une agglomération, désignant une localité ou une union de peuples. C’est ce qu’on appelle un idéogramme. Il désigne ici donc un pays ou une Nation.
Ce qui donne finalement Pays Noir ou Nation Noire
Pays noir a le même sens qu’Afrique noire, on parle bien de la couleur de peau

Les sculptures, gravures et peintures des pharaons et du peuple égyptien 

De la première dynastie jusqu’à l’invasion grecque : TOUS NOIRS !

Khasekmoui, 2e dynastie, malgré le nez cassé on voit bien les lèvres épaisses et la mâchoire avancée des Noirs.
Khasekmoui, 2e dynastie, malgré le nez cassé on voit bien les lèvres épaisses et la mâchoire avancée des Noirs.
A gauche : le pharaon Djoser, 3e dynastie, avec ses lèvres épaisses et ses violents airs de Samuel Eto'o A droite : son Djaty, c'est à dire son premier ministre, Imhotep. C'est sous Djoser que tous les corps de sciences égyptiennes finirons d'être inventés, notemment grâce au génie d'Imhotep Imhotep est le plus grand savant noir de tous les temps
A gauche : le pharaon Djoser, 3e dynastie, avec ses lèvres épaisses et ses airs de Samuel Eto’o
A droite : son Djaty, c’est à dire son premier ministre, Imhotep.
C’est sous Djoser que tous les corps de sciences égyptiennes finiront d’être inventés, notemment grâce au génie d’Imhotep. Imhotep est le plus grand savant noir de tous les temps
Le pharaon Houni de la 3e dynastie. Homme de type malien
Le pharaon Houni de la 3e dynastie. Homme de type malien
La 4e dynastie, celle des bâtisseurs supposés des pyramides. Ils sont tous les 3 indiscutablement noirs.
La 4e dynastie, celle des bâtisseurs supposés des pyramides. Ils sont tous les 3 indiscutablement noirs. Vous pouvez voir que leurs noms dans leur version originale sonnent strictement africains. 
5e dynastie : la pharaon Ouserkaf à gauche. A droite le pharaon Pepi II représenté comme un petit enfant dans les bras de sa mère.
Le pharaon Ouserkaf de la 5e dynastie à gauche. A droite le pharaon Pepi II représenté comme un petit enfant dans les bras de sa mère.
11e dynastie à la fin de la période intermédiaire trouble (7e-10e) De gauche à droite : Les pharaons Antef, Montouhotep et Sankhkara Montouhotep. Oui vous lisez bien Sankhkara...
11e dynastie à la fin de la période intermédiaire trouble (7e-10e)
De gauche à droite : Les pharaons Antef, Montouhotep et Sankhkara Montouhotep. Oui vous lisez bien Sankhkara…
Kheperkaré Sen Ouseret (Sesostris III), le légendaire pharaon de la 12e dynastie
Khakaouré Sen Ouseret (Sesostris III), le légendaire pharaon de la 12e dynastie
12e dynastie : Kheperkaré Sen Ouseret (Sesostris 1) Nimaatré Imana-m-hat (Amenhemhat III) Sobekneferou, 2e femme pharaon
12e dynastie : Kheperkaré Sen Ouseret (Sesostris 1)
Nimaatré Imana-m-hat (Amenhemhat III)
Sobekneferou, 3e femme pharaon
Pharaoh Awutibra Sare Horo, 13th dynasty. He bears on his head the hieroglyphic writing of the Ka. It is about 2 arms lifted towards the sky as a sign of eternity.
Aoutibra Saré Horo, 13e dynastie
Le pharaon Yahmessou (Ahmosis) et sa femme-soeur Yahmessou Neferet-Iry (Ahmes Nefertari)
C’est ce couple qui fonda la plus prestigieuse des dynasties, la 18e.
Djeserkaré Imanahotep (Amenhotep I) Aakheperjaré Djehouty-Messou (Thoutmosis I) Djehouty-Messou Neferkhaou (Thoutmosis II)
Djoserkaré Imanahotep (Amenhotep I)
Aakheperkaré Djehouty-Messou (Thoutmosis I)
Djehouty-Messou Neferkhaou (Thoutmosis II)
La célèbre femme pharaon Hatchepsout
La célèbre femme pharaon Hatchepsout
Menkheperrè Djehouty-Messou (Thoutmosis III), le plus grand Africain de l’histoire
Toutankhamon et Amenhotep III
Toutankhamon et Imanahotep Hekaouset (Amenhotep III); tous deux ont le serpent sur la couronne comme les Yoruba du Nigéria
Autre image d’Amenhotep III et de son épouse la puissante reine Tiyi
Voilà le couple qui a régné lors de l’apogée absolue de l’Egypte.
Le père et la mère d’Akhenaton à l’image étaient noirs. C’est un fait solide, indestructible.
Le pharaon Ay, frère de la reine Tiyi et très probablement père de Nefertiti
Il porte la peau de félin comme tout chef africain
Nefertiti et Akhenaton, ils étaient cousins.
Musée du Louvre
Le célèbre buste de Nefertiti à Berlin, qui montre une femme blanche, est très certainement un faux.
Le corps de Nefertiti, indiscutablement africain Authentifié par Runoko Rashidi
Le corps de Nefertiti, indiscutablement africain
Authentifié par Runoko Rashidi
Toutankhamon et sa femme la reine Ankh-Sen-Imana, fille d'Akhenaton et de Nefertiti
Tuanga Imana (Toutankhamon) et sa femme la reine Ankh-Sen-Imana, fille d’Akhenaton et de Nefertiti
Ramesu Mayrimana (Ramses II)
Ramessou Mayrimana (Ramsès II)
Le peuple égyptien
Le peuple égyptien
Mise à jour d'une tombe en 2015 Source : Huffington Post
Découverte d’une tombe en 2015
Source : Huffington Post
La représentation des races humaines sous Ramsès III : A : Egyptiens B: Indo-Européens C: Autres noirs d'Afrique D : Sémitiques Les Egyptiens étaient donc aussi noirs que les autres Africains et il s'agit du même peuple puisqu'ils sont habillés à l'identitique et les cheveux sont également teintés de roux de la même facon. Remarquez la peau de félin qui est un attribut des chefs en Afrique
La représentation des « races » humaines sous Ramssou Hekayounou (Ramsès III), -1200 :
A : Egyptiens
B: Indo-Européens
C: Autres noirs d’Afrique
D : Sémitiques
Les Egyptiens étaient donc aussi noirs que les autres Africains et il s’agit du même peuple puisqu’ils sont habillés à l’identique et les cheveux sont également teintés de roux de la même façon.
Remarquez la peau de félin qui est un attribut des chefs en Afrique
Voici le grand sphinx reproduit par Vivant Denon, déssinateur faisaint partie de l'équipe de Napoléon en Egypte. Le Sphinx est immortalisé ici avant que son nez et sa bouche ne soient aussi endommagés qu'aujourd'hui. Ce visage est indiscutablement négroide (Source : Antériorité des civilisations nègres, Cheikh Anta Diop, planche 19)
Voici le grand sphinx reproduit par Vivant Denon, dessinateur faisant partie de l’expédition de Napoléon en Egypte. Le Sphinx est immortalisé ici avant que son nez et sa bouche ne soient aussi endommagés qu’ils ne le sont aujourd’hui.
Ce visage est indiscutablement négroïde (Source : Antériorité des civilisations nègres, Cheikh Anta Diop, planche 19)

Les tests sur les peaux des anciens égyptiens

Cheikh Anta Diop de son vivant développa dans son laboratoire de l’IFAN à Dakar au Sénégal, une méthode pour quantifier la mélanine dans la peau. La mélanine est le pigment qui donne sa couleur noir au naturel de l’Afrique. Bien qu’on lui ait refusé de tester les momies des pharaons, les tests faits sur les momies du peuple égyptien ont révélé une concentration en mélanine qui ne correspond qu’à la race noire. Les résultats ont été présentés au colloque de l’Unesco et n’ont souffert d’aucune contestation.

L’ADN des anciens égyptiens

En 2012, le laboratoire DNA Tribes rend public les résultats d’analyse de deux momies royales en particulier. Il s’agit d’Amenhotep III, dont le règne marque l’apogée absolue de l’Egypte sur les plans politique, économique et culturel. Amenhotep III, père d’Akhenaton, a consolidé les acquis de Djehouty-Messou (Thoutmosis III), réel fondateur de l’impérialisme égyptien. L’autre pharaon testé est le célèbre Toutankhamon. Les analyses sur ces 2 momies ainsi que sur des membres de leur famille ont prouvé ce que toutes les données archéologiques laissaient à supposer jusqu’alors : Ils venaient des grands Lacs et d’Afrique australe.

Résultats de DNA Tribes : Indice de compatibilité génétique (ICG) de 326 avec l'Afrique australe, 323 avec les grands Lacs et 83 avec l'Afrique centrale/Afrique de l'Ouest. Pour comparaison, les Blancs sémitiques, européens ou berbères sont entre 3 et 7.
Résultats de DNA Tribes (Tut correspond à Toutankhamon; Yuya et Thuya sont les grands-parents maternels d’Akhenaton, KV55 est Akhenaton lui-même) :
Indice de compatibilité génétique de 326 avec les peuples d’Afrique australe, 323 avec les grands Lacs et 83 avec l’Afrique centrale/Afrique de l’Ouest.
Pour comparaison, les Blancs sémitiques, européens ou berbères sont entre 3 et 7.

Par ailleurs en 2012 l’étude de Zahi Hawass et al. publiée dans le BMJ a montré que le pharaon Ramsès III – qui a régné vers -1200 – portait le gène E1b1a qui est un gène africain. Ce gène est quasi-spécifique aux populations de l’Afrique au sud du Sahara et aux Africains des Amériques. Il est maximal chez les Angolais par exemple.

En 2013 DNA Tribes va encore plus loin avec l’ADN de Ramessou Hekayounou (Ramsès III) et son fils Pentaouret. Les résultats sont similaires à ceux des autres pharaons : Ils sont liés aux peuples des grands Lacs, d’Afrique australe, d’Afrique centrale/Afrique de l’ouest, et de la corne de l’Afrique.

Les résultats de DNA Tribes pour Ramessou Hekayounou et son fils Pentouret
Les résultats de DNA Tribes pour Ramessou Hekayounou et son fils Pentaouret

Qu’en est-il donc de l’étude ADN de 2017 disant que les Egyptiens étaient blancs? Eh bien elle est complètement malhonnête comme nous l’avons montré ici. 

L’ostéologie des anciens Egyptiens

On sait par le squelette uniquement, déterminer si on se trouve en présence d’un Noir ou non. Classiquement, l’avant-bras est long par rapport au bras, le bassin est étroit. Le crâne est court de haut en bas, long d’avant en arrière, avec la mâchoire avancée et l’os du nez plat.

L’historien et géographe Marius Fontane, repris par Cheikh Anta Diop dans Antériorité des civilisations nègres, page 40, dit « Le canon, dit de Lepsius, et qui donne, mis au carreau, les proportions du corps de l’Egyptien parfait, a le bras court, est négroïde ou nigritien ».

En 1983 G Robins publie The physical proportion and living stature of New Kingdom pharaohs. L’étude a estimé les tailles des pharaons à partir des mesures radiologiques des squelettes d’Ahmosis I, Amenhotep I, Thoutmosis I, Thoutmosis II, Thoutmosis III, Thoutmosis IV, Amenhotep II, Thoutmosis IV, Amenhotep III, Akhenaton, Toutankhamon, Sethi Ier, Ramsès II et Merneptah.

Robins conclue que les critères appliqués aux Noirs permettent d’estimer les tailles réelles, ce qui n’est pas le cas des critères pour Blancs. Et il dit « Il est démontré que les membres des pharaons, comme ceux des autres Egyptiens anciens, ont des caractéristiques négroïdes ».

La même famille de langues, la même culture et la même religion que le reste de l’Afrique

Les égyptologues occidentaux et orientaux avaient tous échouer à rattacher la langue égyptienne aux langues indo-européennes et sémitiques (Arabe, hébreux…). C’est Cheikh Anta Diop dans les années 50 qui a fait la comparaison avec sa propre langue le Wolof et a ainsi prouvé que l’égyptien ancien était une langue noire et présentait des similitudes interminables avec le Wolof. Depuis l’Egyptien ancien est reconnu comme langue négro-africaine, de la même famille que toutes les langues noires d’Afrique.

Extrait de mots communs entre l’Égyptien et le Wolof La démonstration de Cheikh Anta Diop dans Nations Nègres et Culture s'étend sur 100 pages : une véritable gifle.
Extrait de mots communs entre l’Égyptien et le Wolof
La démonstration de Cheikh Anta Diop dans Nations Nègres et Culture s’étend sur 100 pages : une véritable gifle.

Même les noms des anciens égyptiens sont en fait des noms africains. Ces noms, tels qu’ils sont popularisés aujourd’hui, le sont dans leur version européanisée. Nous avons donné des versions originales plus haut. En voici d’autres :

  • Anubis : Inpou
  • Nephtys : Nabintou
  • Seth : Souté
  • Pinedjem : Pay Ndjem
  • Nodjemet : Ndjemt
  • Heliopolis : Iounou
  • Hermepolis :Khemenou
  • Thèbes : Ouaset
  • Fayum : Pa Yôm
  • Ehnas El Medineh : Neni Nsout
  • Abydos : Abdjout
  • Edfou : Djebaou

Autres noms qu’on trouvait en Egypte : Sow, Ka, Ba, Khonsou, Imana, Karé, Bari, Bakaré, Sen, Djedou, Tjebou…

Le mobilier des anciens égyptiens : du balai au tabouret, en passant par la natte, on retrouve ces objets à l'identique dans tous les villages africains
Le mobilier des anciens égyptiens : du balai au tabouret, en passant par la natte et le pose-tête, on retrouve ces objets à l’identique dans tous les villages africains
Les instruments de musique des anciens Egyptiens sont toujours utilisés en Afrique de nos jours.

Que ce soit le totémisme, l’organisation familiale par le matriarcat, la célébration des deuils, l’organisation de la royauté, tout, absolument tout dans la culture égyptienne est fondamentalement commun avec l’Afrique subsaharienne. La religion des égyptiens qui a fait et fait tant couler d’encre est également absolument identique à celle pratiquée par les peuples noirs. L’Egypte n’a jamais été polythéiste et tous les savants le savent. C’est de manière consciente qu’ils propagent l’idée d’une Egypte avec plusieurs dieux par refus d’attribuer à l’Afrique la découverte de Dieu.

Ama/ Imana/ Amani/ Amen/ Nyamien/ Nyambe/ Nzambe/ Nzambi etc... Dieu unique de l'Afrique, imaginé sous sa forme masculine (gauche, temple d'Hatchepsout); Et féminine et masculine (Musée du Louvre)
Ama/ Imana/ Amani/ Amen/ Nyamien/ Nyambe/ Nzambe/ Nzambi etc… Dieu unique de l’Afrique, imaginé sous sa forme masculine (gauche, temple d’Hatchepsout), il porte ici le collier – dit pectoral – des Maasaï du Kenya-Tanzanie et des Xhosa d’Afrique du Sud; Forme féminine et masculine (droite, Musée du Louvre)
Ousiré Kem-Our (Osiris le grand Noir), fils d'Amen-Râ Aïssata Setkem (Isis la femme noire), fille d'Amen-Râ. Elle tient dans ses bras son fils né d'Ousiré par immaculé conception. Voilà les récits africains qui ont été copiés par les étrangers.
Ousiré Kem-Our (Osiris le grand Noir), fils d’Amen-Râ
Aïssata Setkem (Isis la femme noire), fille d’Amen-Râ. Elle tient dans ses bras son fils né d’Ousiré par immaculée conception. Voilà les récits africains qui ont été copiés par les étrangers.

Les témoignages des savants européens

Tous les savants grecs anciens, parmi les plus respectés, ont tous dit que les égyptiens qu’ils avaient vus en venant en Afrique étaient des Noirs. Voici des témoignages choisis parmi ceux compilés par Cheikh Anta Diop dans Antériorité des civilisations nègres, pages 35 à 39 :   

Herodote, surnommé le père de l’histoire dit « Manifestement, en effet, les colchidiens (peuple vivant au bord de la Mer noire) sont de race égyptienne (…) je l’avais conjecturé moi-même d’après deux indices : d’abord parce qu’ils ont la peau noire et les cheveux crépus »

Aristote, savant grec peut-être le plus influent sur la pensée occidentale d’aujourd’hui dit « Ceux qui sont trop noirs sont couards, ceci s’applique aux Egyptiens et aux Ethiopiens (autres africains) »

Eschyle, poète grec, décrivant les égyptiens navigant au loin « Je distingue l’équipage avec ses membres noirs sortant des tuniques blanches »

Lucien le navigateur, écrivain grec, écrit une scène entre 2 grecs et fait dire à un de ses personnages décrivant un égyptien « Ce garçon n’est pas seulement noir mais il est lippu aussi avec les jambes trop grêles… ses cheveux ramassés en arrière en une tresse »

Diodore de Sicile, qui pensait que le reste de l’Afrique avait été peuplée depuis l’Egypte, rapporte le témoignage des autres africains « Les Ethiopiens (C’est à dire Soudanais/autres noirs) disent que les Egyptiens sont une de leurs colonies qui fut menée en Egypte par Osiris »

Même pendant l’occupation romaine, c’est-à-dire 250 ans seulement avant l’invasion arabe et malgré la présence massive et ininterrompue de Blancs en Egypte sur 600 ans, Ammien Marcellin, ami de l’empereur romain Julien, dit « Les hommes d’Egypte sont, pour la plupart bruns et noirs ». A ce stade donc, les Égyptiens ressemblaient beaucoup aux Antillais.

Momies avec cheveux lisses ?

Il existe plusieurs images de pharaons avec des cheveux lisses. Les mêmes étant représentés de leur vivant avec des cheveux crépus et décrit tel quel par les Grecs comme on vient de le voir. C’est très probablement pendant la momification où on utilisait une substance alcaline et du henné que les cheveux sont devenus lisses et roux-blonds. Cela a été investigué ici.  

The king is clearly touched by prognathism, he is therefore Black.
De son vivant Ramessou Maryimana (Ramsès II) était toujours représenté le cheveu crépu. Etant mort à 90 ans, ses cheveux roux résultent donc d’une teinture au Henné. Par ailleurs, certains produits de la momification ont les mêmes propriétés que les défrisants actuels pour femmes noires. Regardez la mâchoire du grand roi. Elle est proéminente et poussée vers l’avant. Le savant français Maspero qui découvrit la momie s’exclama devant cette forte mâchoire. Cette caractéristique ne se retrouve que chez les Noirs. Elle peut encore être observée sur le grand Sphinx aujourd’hui. 

Si les égyptiens étaient noirs, comment l’Egypte est-elle devenue blanche ?

La civilisation égyptienne a commencé il y a 27 000 ans, soit 19 000 ans avant l’apparition de l’homme blanc. La première invasion blanche majeure fut celle des Assyriens en 663 avant l’ère occidentale.

A partir de ce moment l’Egypte commença à décliner. Puis les Perses ont envahi le pays en -525, les Grecs en -332 ont mis un terme définitif aux dynasties autochtones. Les Romains ont envahi le pays en -31 et enfin les Arabes. Les Arabes sont entrés en Egypte en 639 dans le cadre des invasions musulmanes, soit près de 1000 ans après la fin de la dernière dynastie autochtone égyptienne, 600 ans après la fin de la civilisation pharaonique en Egypte, 300 ans après la fin de la civilisation pharaonique au Soudan.

Voici la célèbre Cléopâtre qui a régné sous l'occupation grecque de l'Egypte. Elle était de toute évidence métisse d’Égyptiens et de Grecs. Même sous l'occupation grecque donc, il y avait encore des pharaons noirs. Reconstitution du visage de Cléopâtre par l'Université de Cambridge, à partir des gravures qui existent de la reine.
Voici la célèbre Cléopâtre qui a régné sous l’occupation grecque de l’Egypte. Elle était de toute évidence métisse d’Égyptiens et de Grecs. Même sous l’occupation grecque donc, il y avait encore des pharaons noirs.
Reconstitution du visage de Cléopâtre par l’Université de Cambridge, à partir des gravures qui existent de la reine (Source : Dailymail)

Lorsque les Arabes entrent en Egypte, les autochtones ont déjà beaucoup migré vers le reste de l’Afrique. Ce sont entre autres les Soninké du Mali/Mauritanie, les Akan du Ghana/Côte d’Ivoire, les Yoruba du Nigéria, les Bassa du Cameroun, ou encore possiblement les Zulu et Xhosa d’Afrique du sud. Ceux qui restèrent en Egypte étaient déjà métissés avec tous les envahisseurs blancs, ce sont les Coptes d’aujourd’hui.

Ceci explique pourquoi les Coptes, un peuple pourtant apparemment blanc, parlent une langue noire. Les Arabes n’ont donc rien à voir, de près ou de loin, avec la civilisation égyptienne. Ils le savent d’ailleurs très bien mais se gardent bien de le dire afin de percevoir en paix l’argent du tourisme en Egypte. 

Si les Coptes, descendants des Egyptiens en Egypte sont aujourd’hui blancs ou métis, ils étaient encore en bonne partie foncés de peau à la fin du 19e siècle, comme démontré sur cette image. 
Source : Librairie du Congrès des Etats Unis.

Si les égyptiens étaient noirs, pourquoi les Noirs ne sont-ils pas aussi intelligents ?

C’est une question qui est souvent posée par les Africains qui ont avalé jusqu’à l’indigestion le discours occidental sur leur infériorité présumée. Il faut déjà savoir que sous occupation étrangère les égyptiens eux-mêmes avaient régressé énormément, au point de se manger entre eux. Mais encore en Afrique après l’Egypte, partout des civilisations ont éclos.

La civilisation de Wagadou (ancien Ghana) fut fondée en Mauritanie actuelle par les Soninké dès la fin de la civilisation pharaonique. C'est la traite négrière européenne et son terrorisme sur 350 ans qui ont détruit l'Afrique
La civilisation de Wagadou (ancien Ghana) fut fondée en Mauritanie actuelle par le peuple noir des Soninké dès la fin de la civilisation pharaonique. 
La civilisation de Zimbabwe, bâtie dès la fin de la civilisation pharaonique. C’est la traite négrière européenne et son terrorisme sur 350 ans qui ont détruit l’Afrique. 

Jusqu’au début de la traite négrière européenne qui a détruit le continent, l’Afrique était couverte d’empires sophistiqués et était probablement le continent le plus riche au monde. C’est l’esclavage et la colonisation qui ont fait croire aux Africains qu’ils sont idiots. C’est pourquoi nous ne comprennent pas comment – vu notre infériorité qu’on croit naturelle – on peut nous dire que nous avons bâti la plus grande civilisation de l’antiquité, la civilisation la plus déterminante de l’histoire humaine et que nous sommes en fait les civilisateurs de l’humanité.

C’est une information qui a toutes les peines du monde à rentrer dans les cerveaux des Africains, d’autant qu’elle n’est pas véhiculée par la sacro-sainte parole de l’homme blanc. Il existe donc un génie endormi en chaque Africain qu’il faut réveiller. 

Cheikh Anta Diop

L'ancêtre méritant Cheikh Anta Diop, qui a tout sacrifié, tout enduré pour rendre sa fierté à Kama (l'Afrique). Qu'il vive éternellement, à jamais!
Cheikh Anta Diop, qui a tout sacrifié, tout enduré, pour rendre sa fierté à Kama (l’Afrique).

Si vous êtes arrivés jusqu’ici c’est grâce à Cheikh Anta Diop. Alors militant pour les indépendances africaines et étudiant sénégalais à Paris, Diop décide de fouiller dans le passé africain. Comme nous tous, l’école coloniale lui avait fait croire que l’Afrique n’avait pas d’histoire significative. Diop, en tant que politicien, avait pour ambition de chercher la racine commune de tous les Africains pour les unir autour de leur histoire et bâtir ainsi une Afrique plus forte.

En remontant il tombe sur l’Egypte notamment à travers les stupéfiantes similitudes avec sa langue le Wolof. En 1954 à 31 ans, il publie le célèbre Nations Nègres et Culture qui sonne le glas de la falsification de l’histoire africaine et assassine l’égyptologie occidentale.

Diop n’était pas le premier Noir à dire que les Egyptiens étaient noirs. On peut citer avant lui le haïtien Anténor Firmin ou le Noir d’Egypte Duse Ali Mohamed. Mais Diop a été le premier à mener cette bataille jusqu’à sa conclusion et à dégager de manière durable des théories basées sur l’antiquité égyptienne pour régler les problèmes de l’Afrique.

Cheikh Anta Diop et Théophile Obenga
Cheikh Anta Diop et Théophile Obenga

Marginalisé, insulté, la carrière de Cheikh Anta Diop est obstruée par le président Senghor à son retour au Sénégal, malgré le fait qu’il soit bardé de diplôme. C’est en 1974 au Caire lors du colloque que les occidentaux ne peuvent plus cacher les faits et l’Unesco déclare Diop vainqueur au terme de ses démonstrations éclatantes. Cheikh Anta Diop est aujourd’hui considéré comme le plus grand savant africain du 20e siècle, le père de l’historiographie africaine moderne et le père de la renaissance intellectuelle de l’Afrique.

Lisez ce livre et retrouvez votre fierté...
Lisez ce livre et arrachez votre fierté…

Hotep !

Par : Lisapo ya Kama © (Tous droits réservés. Toute reproduction de cet article est interdite sans l’autorisation de Lisapo ya Kama)

Pour soutenir financièrement Lisapo ya Kama dans son travail sur l’histoire et la recherche de solutions pour l’Afrique, cliquez ici

Spread the love